SES CONSÉQUENCES MÉCANIQUES
- driceps fémoral) ou profond, passe facilement inaperçue. Il est probable, au reste, que si cette conséquence est méconnue par nous, presque toujours, à la suite des plaies musculaires en chirurgie civile, c’est parce qu’elle est très limitée, comme l’infiltration sanguine initiale. D’où une atrophie peu importante, localisée, et une rétraction dont l’action des antagonistes ne tarde pas à triompher.
B. Conséquences mécaniques. — Les signes consécutifs à cette sclérose sont de deux ordres :
1° Il y a perte, ou au moins affaiblissement de l’action musculaire, proportionnellement au nombre des fibres dégégérées. Je n’y insisterai pas davantage ;
2° Il y a rétraction, qui imprime au levier mobile correspondant, mais avec fixité, l’attitude que lui imprime la contraction volontaire du muscle atteint. Mais, répétons-le, c’est une rétraction et non une « contracture ».
L’effet étant produit, comme dans la contraction physiologique, par un raccourcissement du muscle, et celui-ci étant permanent, il en résulte un phénomène mécanique caractéristique, à la condition que les articulations soient souples :1a déviation s’aggrave, lorsque, par action sur l’articulation voisine, on augmente la tension du muscle en,écartant ses points d’insertion.
Soit une rétraction des fléchisseurs des doigts. Elle entraîne ceux-ci en flexion lorsque le poignet est dans la rectitude, en hyperflexion lorsque le poignet est en extension ; mais elle est compatible avec l’extension des doigts lorsque, par flexion du poignet, on rapproche les points d’insertion. /
De même, lorsque le triceps sural est rétracté, la flexion du genou relâche la corde tendue et permet, si la tibio-tarsienne est libre, la correction partielle, par exception totale, de l’équinisme.
Lorsque l’on veut, autrement, redresser l’attitude vicieuse, on sent la-corde musculaire se tendre et l’on est arrêté par une résistance nette, mais cependant quelque peu élastique. Je ne parlé, bien entendu, que des cas purs, sans association de raideur articulaire.