I^IKD ROT PAR CONTRACTURE
tantôt a^ été temporairement justifiée, tantôt n’a jamais eu raison d être. Simulateurs ou malades ? Problème obscur, car s iJ y a des cas tranchés, de diagnostic facile, entre eux est toute la série de ceux où, faute de savoir définir ce qu’est idéation normale, faute de pouvoir marquer la limite entre le conscient et l’inconscient, nous sommes incapables de dire si nous sommes en présence d’un simulateur particulièrement expert ou d un « sinistré » qui conserve la peur de l’accident et de 1 infirmité consécutive tout en ayant, en un coin obscur de sa pensée, une préférence, à soi-même inavouée, pour le séjour à l’hôpital jusqu’,ù la fin de la guerre.
Mais chez les blessés atteints de pied bot par contracture, les altérations matérielles sont fréquentes, en particulier l’atrophie musculaire et l’exagération des réflexes tendineux. Pour atrophie musculaire, on pourrait discuter spr les cas où l’on a tenté la cure par immobilisation prolongée en appareil plâtré apres redressement sous anesthésie. Mais souvent il n’en a rien été ; et d’ailleurs on ne saurait interpréter ainsi l’exagération des reflexes tendineux, sur laquelle Babinski a apporté une constatation intéressante, établissant une différence cavec la contracture hystérique : quand on tente le redressement sous anesthésie, la contracture ne cesse que dans le sommeil pro ond, elle a souvent une reprise spasmodique au moment ou 1 on commence la réduction, elle se réinstalle d’habitude avant la reprise de conscience.
S agit-il de troubles réflexes, comparables, d’après la théorie généralement admise, à l’amyotrophie d’origine' articulaire ? b'aut-il invoquer une névrite ascendante, en particulier pour les cas consécutifs aux froidures des pieds ? On peut discuter les théories, mais non les faits. Or. on constate, à la suite de plaies de guerre n’ayant intéressé aucun tronc nerveux important, n’ayant fait suppurer aucun muscle, des atrophies remarquablement étendues, des exagérations bizarres des réflexes, au point de provoquer parfois une véritable trépidation épileptoïde. Sur des pieds contracturés ,0 la suite ' de froidures, on voit persister des marbrures violacées pendant des mois, en pleine saison chaude.
Mais l’autre fait certain est que très souvent, chez ces contracturés, un état névropathique se superpose à l’altération locale d’ordre physique. N’a pas qui veut (en mettant <à part