DÉ VIA TION D U PIED
maintenir cette attitude. Il faut pour cela examiner le sujet ' debout, au repos et marchant, et se souvenir, d abord, qu pied paralytique n est souvent pas un pied « bot.).
^ Un pied est « bot » lorsque les appuis.pass£et actif n ont plus lieu, plante à plat, aux points indiqués p. 37 mais se font.
L valons, sur le bord interne du pied, voûte interne aplatie, par aMuction et rotation en dehors de l’avant-pied :en varus, Lr le bord externe, par adduction et rotation en dedans de
l’avant-pied. Seul le varus nous intéresse ici.
Or souvent, lorsque le sujet est debout, au port d armes, il appuie la plante à plat ; le valgus passif imprime dans cette attitude par le poids du corps (et exagéré parce^que s atfaisse la voûte interne que ne maintiennent plus jambier anterieur et long péronier) corrige la tendance au varus.
Lorsque, partant de cette position, le sujet veut tnarcher, il part du mauvais pied, c’est-à-dire en faisant porter tout le poids sur le bon. Par flexion de la hanche et du genou i Lâche du sol ce pied, qui alors pend en équin varus. et il ne peut pas le relever, par flexion active de la ti^biotarsienne, pour le Mi-ter en avant, sans racler le sol avec le dos des orteils et pour retomber à l’appui sur le talon. Aussi e^e<iute-t-.l une flexion exagérée du genou, jusqu à ce que la pointe des orteils quitte le sol ; puis par une détente brusque du genou en Lension, il fléchit, par force d’inertie, le pied qui pend flasque au bout de la jambe. De la sorte il peut, s il est habile et rapide dans ce « steppage », retomber sur le talon ; s i a steppe en abduction et rotation en dehors, « en fauchant », il retombe en valgus léger, ou tout au moins à plat, corrigeant ainsi le varus Puis la flexion tibio-tarsienne se produit passiveinent.
Cette correction n’a pas toujours lieu, et les cas ne sont pas rares où l’appui sur le sol, surtout pendant la marche, se fait en varus, celui-ci, il est vrai, étant d’ordinaire modéré.
Dans certains cas peu accusés, le steppage suffit, pourvu nue l’on fasse porter au sujet une chaussure ordinaire mais léq'ere-. toute augmentation de poids est évidemment nuisible. Une persistance de force, même très médiocre, a peine appréciable cliniquement, dans les muscles antéro-externes paresies par section incomplète, permet la marche dans ces conditions. S’il y a tendance au varus, on élève la semelle en dehors comme je le dirai plus loin. ^