‹ Troubles locomoteurs consécutifs aux plaies de guerreChapitre 57 sur 95 · CHEVAUCHEMENT. CALS ANGULAIRES · texte numérisé non relu

CHEVAUCHEMENT. CALS ANGULAIRES

Le schéma est le même s’il y a chevauchement, c’est-à-dire ascension du fragment inférieur le long du supérieur auquel il reste parallèle(fig. 3). Mais les bouts fracturés ont perdu tout contact, seules se touchent, sans appui selon l’axe, les faces dénudées des diaphyses, d’où cal interfragmentaire lent à se former et lent surtout à pouvoir supporter une pression parallèle au membre: le càl est volumineux — ne fût-ce que par doublement d’épaisseur de l’os ancien — pendant longtemps ou même toujours périostique surtout et le raccourcissement est obligatoire (flg. 4).

Par Xangulation, l’appui direct des bouts fracturés l’un sur l’autre est plus compromis encore. Au bloc osseux sous-périosté qui se forme dans l’aire de l’angle revient, primitivement et définitivement, le rôle principal : cal en crosse toujours volumineux, et raccourcissement obligatoire (fig. S).

Ces deux déviations sont fréquentes, et l’on doit reconnaître que cela tient en partie à des erreurs de technique. Mais il est certain que souvent aussi elles sont inévitables, la gravité des accidents infectieux immédiats, puis Tétendueet la disposition des plaies ayant mis obstacle à un appareillage correct, primitif ou secondaire.

L’elfet mécanique de l’angulation est double : il y a en effet à la fois une perte de longueur fonctionnelle, même si les deux fragments ne sont pas raccourcis, et d’autre part un décalage, sur lequel je m’expliquerai plus loin (voy. p. 121).

On observe en outre, en chirurgie de guerre, avec une fréquence toute spéciale, des raccourcissements vrais, sans'chevauchement ni angulation, quel que soit le soin avec lequel ait été

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