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RETARDS DE CONSOLIDATION

Anatomiquement, le type habituel est celui de la -pseudarthrose fibreuse, où un tissu fibreux unit l’une à l’autre les deux extrémités osseuses, ordinairement effilées : pseudarthrose serrée, assez rare, lorsque les deux bouts sont au contact, et alors, s'il n’y a pas interposition musculaire, l’ossification lente, retardée, est à espérerpendant longtemps ; pseudarthrose flottante, fréquente, quand un long tractus fibreux remplace l’os détruit. Je n’ai pas observé la fausse articulation vraie, l'exceptionnelle pseudarthrosefibrosynoviale.

2° Traitement des pseudarthroses

Il faut distinguer avec soin celui des retards de consolidation et celui de la pseudarthrose proprement dite.

A. — Retards <4^ consolidation.

Je me suis déjà expliqué sur le rôle des séquestres et corps étrangers et la nécessité de les extraire.

Si nous supposons, maintenant, un foyer qui ne suppure plus et qui ne contient plus de corps étranger, le point délicat estde préciser si, la mobilité anormale persistant lorsque l’appareil est enlevé au bout du temps normal, il convient d’immobiliser à nouveau, ou au contraire de rendre au membre sa liberté.

Il y a en effet des retards de consolidation, — souvent on emploie à tort le nom de pseudarthrose — dont on vient à bout en quelques mois en excitant, par irritation du foyer, ' l’ostéogenèse trop lente. D’où l’emploi parfois préconisé du frottement manuel des fragments, des injections légèrement irritantes, de l’acupuncture.

Cesdifférents procédés ne sont peut-être pas beaucoup plus efficaces que le simple retour de quelques petits mouvements dans le foyer de fracture, le membre étant soit débarrassé de tout appareil et légèrement massé, soit appareillé de façon que, les jointures voisines restant libres, de petits frottements se passent entre les fragments lorsqu’elles se meuvent. Un peu de mouvement,allais peu.

Kn règle générale, ce dernier procédé me semble préférable soit à l’immobilisation absolue, soit h la mise en liberté corn-

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