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PSEUDARTHROSES DE L’AVANT-BRAS

Fig. 28. - Pseudarthi'oae du milieu de la diaphyse du radius, avec perte de substance. Cavité avec séquestre du cubitus.

Fig. 29. — Perte de substance du péroné sans déviation dû pied (Malléole

tarisienne raidie).

Pseudarthrose basse du radius (flg. 26) et du cubitus (flg.

27). Cette dernière avec petite perte de substance.

Fig.

i52 pseudarthroses du péroné

tats passables, pour les pseudarthroses diaphysaires, par le port d’un bracelet de cuir. Opération et orthopédie sont à peu près impuissantes contre la perte de l’extrémité inférieure du radius.

Au fémur, la pseudarthrose diaphysaire est rare. Je crois que l’avivement simple, sans greffe, paraît être alors indiqué. En cas d’échec, on appliquerait un appareil en étrier prenant appui sous l’ischion, analogue à celui avec lequel on fait marcher un coxalgique au début de la convalescence. De même pour une hancbe ballante, après résection : ce qui est d’ailleurs beaucoup plus rare que l’ankylose.

Le genou ballant, dont j’ai déjà dit la rareté relative, est à maintenir par un appareil à tuteurs.

A \n. jambe, les pseudarthroses, sans être très fréquentes, ne sont pas rares. Le fait dominant est le défaut de solidité dans l'appui sur le membre pendant la station debout, d’où une différence considérable entre celles du péroné et celles du tibia.

Une perte de substance, même étendue, du péroné, est presque toujours sans importance fonctionnelle, pourvu que la malléole externe et son attache diaphysaire soient conservées; mais, s’il y a perte de la malléole externe, la déviation en valgus dès que le pied appuie sur le sol constitue une infirmité grave. L’indication opératoire est alors d’ankyloser l'articulation tibio-tarsienne à angle droit par arthrodèse, comme nous le faisons pour l'absence congénitale du péroné. J’ai observé un cas de perte de substance considérable avec conservation de la malléole et raideur tibio-tarsienne — dirigée par le chirurgien en bonne position — où le sujet marchait avec solidité, plante à plat (fig. 29).

La pseudarthrose du tibia sans perte de substance ou avec perte de substance modérée, sur 2 à J centimètres de long, sera traitée souvent avec succès par l’avivement combiné au raccourcissement du péroné ou par la greffe osseuse ; par l’avivement des deux os si le péroné lui aussi ne s’est pas consolidé. En cas d'échec, un appareil de marche sur étrier, avec appui sous les condyles tibiaux et fixation à la cuisse, analogue par conséquent (mais en bien plus léger) à un appareil pour amputation de jambe, permet presque toujours une fonction convenable.

PERTES DE SUBSTANCE DU TIBIA i53

Les cas les plus difficiles sont ceux où il y a perte de sub- ■

i54 PERTES DE SUBSTANCES DU TIBIA

En pareille occurrence, certains cals nément de façon favorable, par soudure d un seul ou des deux bouts du tibia, au péroné, lui aussi fracture mais consolide. En sorte que le péroné transmet le poids du corps -1 est renforcé par le cal ; il semble se développer ensuite peu à peu pourLdapterà sa nouvelle fonction ; et le résultat final

souvent est satisfaisant. /'Ro- an

On peut imiter chirurgicalement ce procédé naturel (fiQ.

^ ¥intôt on a implanté dans le bout supérieur du tibia le bout inférieur du péroné ; tantôt au contraire dans le bout inferieur

le bout supérieur du péroné; tantôt, enfin, en deux séances,

les deux bouts successivement, de façon à substituer une dia . nhvse à une autre (fig. 31 et 32). Dans cedernier cas, quoique,

[e le répète, l’abseLe de la partie ""«^«“""/VLfbonTe péronière soit d’ordinaire sans inconvénient, il est bon de Assurer avec certitude contre le valgus du en crean

une synostose entre les deux bouts inférieurs du tibia et du

^^On^^especte mieux encore la statique de la jambe si, comme Curtillet, on transplante non point tout le lement la moitié antérieure de son épaisseur, ce lam ostéoplastique, nourri par un P^dicnle interne forme par le insertions musculo-périostiques auxquelles on a eu soin de ne nas toucher, est passé à travers une boutonnière fendue dans les muscles antéro-externes de la et est p^ace

entre les deux extrémités tibiales, avivées et taillees en four

^^Après œs^'diverses opérations on a souvent constaté que le transnlant étudié par une série de radiographies successives, a r^^ement grossi et a constitué une excellente diaphyse

Grâce à tous ces moyens, orthopédiques ou chirurgicaux, on neut dire que l’indication de l’amputation ne se pose plus jamais, de nos jours, nu membre supérieur, et presque j amais ■ lu membre inférieur. D est possible, cependant, que certaines nseudarthroses ballantes de la jambe nous imposent cette Silaion - comme cela nous arrive pour quelq-s^pseudarthroses congénitales — si nous jugeons “î"®, PP .j sera plus simple et l’appui plus solide avec une des excellentes

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