ANKYLOSE DU POIGNET
La déviation du gros orteil en valgus peut être traitée par la résection, de façon à conserver le point d’appui plantaire antéro-interne. Je crois, d’ailleurs, que l’on a beaucoup exagéré la gêne apportée à la marche par l’amputation du gros orteil avec partie ou même totalité de son métatarsien, et par contre j’ai vu des sujets chez lesquels le gros orteil et la moitié antérieure, conservée, du métatarsien, se sont déviés et ankylosés en haut ou en dedans, jusqu’à angle droit, et ont dû être amputés.
S’il ne reste qu’un ou deux orteils au bout du pied, mieux vaut les sacrifier, car l’amputation des cinq orteils, lorsque la cicatrice est franchement dorsale, donne un excellent résultat fonctionnel.
I 3. — Ankylosé du poignet
\° Position favorable. —On a discuté sur la valeur fonctionnelle relative de l’ankylose en extension à 45° environ ou en rectitude.
L’argument donné en faveur de l’extension est que, par les enregistrements au tambour de Marey, on constate que c’est la meilleure pour exercer une poussée sur un objet ou un oütil ; c’est d’ailleurs dans cette attitude que presque tous les ouvriers travaillent. Mais dans la vie courante c’est une position incommode, répondant moins que la rectitude aux besoins habituels. A choix, cejiendant, on peut donner 13 à 20“ d’extension.
2“ Position instinctive d'immobilisation. — Lorsque le sujet atteint d’arthrite du poignet est abandonné à lui-même, il met le poignet en flexion, et si on n’y veille c’est en cette attitude que se produit l’ankylose. C’est ce qu’on obtient à coup sûr quand on fixe le bras contre le corps par l’écharpe complète.
3“ Pendant le traitement, c’est donc la position contre laquelle il faut lutter en maintenant la main sur une palette tant que l’appareil plâtré est impossible à cause de la suppuration, de la disposition des plaies. Dès que l’appareil plâtré est applicable, il faut songer : 1° à mettre l’avant-bras en supination; 2“ à donner au poignet une légère extension. Au besoin, on anesthésie pour cela le blessé.