III. - EPILEPSIE
L'épilepsie soulève en ce moment dans l'armée de graves problèmes, à la fois d'ordre théorique et pratique.
Elle devient nettement plus fréquente. Elle donne lieu parfois à de sérieuses hésitations au point de vue de la nature réelle des crises. Elle prête à la simulation. Elle peut se manifester par des accidents uniquement psychiques, de diagnostic toujours délicat, et aboutissant aux plus sérieuses conséquences. Elle peut résulter de faits de guerre. Elle peut dépendre de blessures n'atteignant pas le cerveau.
Fréquence- — Même en ne tenant pas compte de l'épilepsie jacksonienne traumatique par lésion corticale, même en faisant aussi large que possible la part de la névropathie pure dans les accidents convulsifsdes commotionnés et des gens « à crises » de toute sorte que nous hospitalisons, il ne paraît pas douteux que la guerre a provoqué une recrudescence de l'épilepsie. Beaucoup d'épileptiques dans la vie civile ont déjà été réformés n" 2, et chaque jour se présentent de nouveaux cas.
En regardant les choses de près on constate que c'est surtout le nombre de crises qui à augmenté, et le caractère de celles-ci qui s'est aggravé, plus encore que le nombre des sujets atteints. En d'autres termes l'augmentation apparente globale résulte du fait qu'il y avait, en ciiculation, un nombre considérable d'épileptiques frustes ou larvés, n'ayant jamais eu de grande crise convulsive, mais ayant, à intervalles variables, de petits malaises dont la nature était méconnue.
L'augmentation de fréquence s'explique alors par le fait que ces