HYSTERIE
l'on observe, mais l'épilepsie par lésion cérébrale ou encéphalique n'est pas la seule.
La guerre a fourni quelques exemples d'une variété trop oubliée, que l'on désigne sous le nom d' « èpilepsiede Brown-Séquard >■■ depuis les travaux dans lesquels celui-ci, en J869, montra qu'il était possible de provoquer chez le cobaye des crises épileptiques par lésions du nerf scialique. Mairet, Heitz, Souques en onl publié, nous en avons observé deux cas, l'un consécutif à une blessure des nerfs d'un pied, l'autre à une plaie pénétrante de ])oitrine. Ces épilepsies se développent plusieurs mois après le traumatisme, et sont provoquées par des irritations nerveuses cicatricielles. Jusqu'ici il ne s'est agi que de crises convulsives sans phénomène mental, mais leur importance médico-légale est évidente. Mes deux sujets avaient été pris pour des simulateurs, comme n'ayant reçu aucune blessure crdniewMe susceptible d'expliquer leurs accidents. Le pronostic de ces cas est réservé ; il est possible que des interventions chirurgicales l'améliorent.