IV. - CONGÉS DE CONVALESCENCE
Les congés de convalescence sont à la fois un mode de traitement et un moyen d'attendre le moment opportun pour la liquidation de certains cas qui ne peuvent être légitimement tranchés avant un certain délai.
Les malades peuvent être mis en convalescence dans leur famille, si celle-cien fait expresséraentla demande et a lesmoyens de les recevoir. Dans le cas inverse, ils peuvent être reçus dans les établissements de l'œuvre d'assistance aux convalescents militaires. Il y aura lieu, avant de faire la proposition de congé devant la commission compétente, de déterminer si le sujet a droit à son prêt et à la solde de présence. La notion d'origine de la maladie, qui a une importance capitale au point de vue de la réforme, et qu il faut toujours s'attacher à déterminer aussi exactement que possible, de manière à ce que les pièces du dossier soient exactes, intervient comme l'on voit pour les congés.
Qui doit-on mettre en congé ? Le plus grand nombre des mentaux aigus, qui ont besoin de reprendre peu à peu leurs forces. On tâchera de savoir d'avance ce que représente la famille comme milieu d'activité el comme habitudes. On causera avec les parents venus en visite ; on les mettra en garde contre l'alcoolisation o réparatrice » et même contre la suralimentation, à laquelle les familles n'ont que trop de dispositions. Si possible on indiquera à quelle occupation le convalescent pourra se livrer.
On fera bien, également, de mettre en convalescence des gens dont l'état paraît chronique, mais est susceptible de s'amender assez sérieusement, soit par une évolution naturelle, soit parce que le diagnostic peut laisser quelques doutes. Ainsi de certains persécutés peu atteints, de certains déments précoces au début.
D'autre part, on mettra en congé de convalescence des hommes à réformer, temporairement ou définitivement, mais par suite de fait de guerre. Ce congé a un double avantage, il laisse aux phénomènes morbides le temps de s'améliorer; et cette amélioration est parfois considérable en l'espace de quelques mois. Ainsi le sujet arrive au moment de la réforme avec une incapacité moindre, et les droits de l'Etat sont sauvegardés. D'autre part ce délai permet de constituer le dossier et de faire les enquê-