‹ Troubles mentaux de guerreChapitre 6 sur 95 · III. - LES ÉTATS NEURASTHÉNIQUES · texte numérisé non relu

III. - LES ÉTATS NEURASTHÉNIQUES

Les étals neurasthéniques sont des étals « dépressifs » et par là auraient pu trouver place dans le chapitre précédent. Mais ces malades sont assez différents des mélancoliques et des anxieux pour en être séparés. Il y a beaucoup d'états neurasthéniques transitoires, il y en a aussi de durables. Le mot de neurasthénie, que le public, même médical, emploie dans des sens si diliérents, figure l'arement sur les billets d'hôpilaux, à moins que ce ne soil par un euphémisme qui sert à désigner des troubles mentaux graves, comme l'anxiété mélancolique.

La plupart des neurasthéniques sont évacués pour « fatigue générale ». Ce sont bien des gens fatigués, dont toute la maladie consiste dans une impression durable de fatigue douloureuse, et surtout dans [incapacité à récupérer chaque jour par l'alimentation, le re])os elle sommeil, les forces qu'ils oui perdues.

Psychologiquement, ils peuvent ressembler à des confus, par la difficulté qu'ils ont à faiie le moindre effort physique ou intellectuel, par la lenteur de leur attention, l'infidélité de leurs souvenirs, l'impuissance où ils sont de prendre vite une décision. Ils peuvent aussi passer pour des anxieux, lorsque la constatation de leur impuissance les inquiète ou les désespère. C'est le cas d'officiers, qui, après avoir été à la hauteur de toutes les circonstances, se sentent incapables d'assurer leur service. Ainsi les neurasthéniques confinent à la confusion mentale et à l'anxiélé. Mais ces deux états pathologiques ne sont chez eux que des aboutissants possibles. Le vrai neurasthénique est extrêmement conscient de sa situation : il n'a pas latorpeur du confus, et en même temps son malaise est bien plus physique que celui du déprimé anxieux. S'il pouvait se reposer, il serait guéri.

11 y a quelques années, quand les Congrès et les sociétés raédi-

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