‹ Troubles nerveux d'origine hépatiqueChapitre 10 sur 53 · MAN LS · texte numérisé non relu

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devient plus manifeste. Au bout de quelques instants, la sonorité reparaît dans la région axillaire, On peut y entendre plus nettement des râles sous-crépitants, surtout inspiratoires, et au-dessous, c’està-dire en arrière, le souffle est plus franc. Toux rare, sèche, un peu pénible, réveillant de la douleur, au niveau des attaches Falérales du diaphragme.

Urines 550 grammes, couleur rouge brun foncé, très sédimenteuses, pas d'albumine ni de sucre; urobiline ; 8 à 9 grammes d'urée pour les vingt-quatre heures.

Le 31. Persistance de la matité dans les deux tiers inférieurs du poumon droit, avec absence de vibrations thoracique . Skodisme sous-claviculaire. Pectoriloquie aphone. Broncho-égophonie. Le souffle a changé de timbre, se rapproche plus du timbre du souffle pneumonique que du souffle pleurétique, surtout au voisinage de la colonne vertébrale. Vers l'aisselle, il devient doux, voilé, lointain. En outre, sur toute la hauteur du poumon droit, particulièrement à sa base, bouffées de râles sous-crépitants, surtout inspiratoires,

Au sommet, râles sibilants, À la base gauche, diminution de la sonorité, râles sous-crépitants., La congestion œdémateuse semble prendre le pas sur l’'épanchement pleurétique qui reste peu abondant, Toux sèche, brève, peu fréquente. Respiration non gênée, 22 à la minute. T. 370,3 à 37,1. P. 120, régulier.

4x février. Circonférence abdominale, 109. La pointe du cœur bat au-dessous de la 3° côte, sur la ligne mamelonnaire. Le choc est surtout perceptible dans le 3° espace et se perçoit dans tous les sens sur une étendue de 5 centimètres environ.

Petit souffle systolique qu’on localise au niveau de l'orifice pulmonaire. Œdème accentué des membres inférieurs. Signes persistants de pleuro-congestion avec œædème pulmonaire. R. 24 par minute. T. 370,5.

Le 2. Girconférence 110 centimètres. L'abdomen est œdématié. Le souffle pleurétique s'étend du côté gauche à la base. Râles souscrépitants des deux côtés.

Le 3. Circonférence 110 centimètres. Le pouls était tombé au-dessous de 100 pendant deux jours sous l'influence d’une préparation de digitale. Il est remonté ce matin à 116. La tachycardie est persistante. Depuis que la température se maintient aux environs de 37° (vers le 12 novembre), le pouls reste aux environs de 120. On se demande s'il n'y aurait pas, dans le médiastin, une cause de compression du pneumogastrique.

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Les signes d’engouement se propagent dans l’aisselle gauche et même en avant, dans le 3° espace intercostal, On perçoit de nombreux râles sous-crépitants avec un petit souffle léger lointain. En arrière, mêmes signes que les jours passés.

Le 4, Circonférence abdominale, 107.

Le 5. Circonférence, 106.

Le 6. Circonférence abdominale, 410. Ponction de 10 litres de liquide plutôt orangé. Quelques gouttes de sang à la fin de la ponction, la valeur d’une cuillerée à café. La circonférence abdominale revient à 90, Avant la ponction, la matité, au niveau de la base droite, remonte jusqu'à l'épine de l'omoplate. Skodisme sous-claviculaire. Matité sur l'étendue de 2 ou 3 espaces intercostaux à la base gauche. Souffle pleurétique doux, voilé, à droite. Egophonie. Râles sous-crépitan(s du côté gauche,

Battements du cœur visibles et perceptibles par la main dans les 2e et 3° espaces, sur la ligne mamelonnaire. Souffle doux systolique dans le 3° espace, avec irradiation dans l’aisselle. P. 116.

Il y a quelques jours, la malade a en deux légères épistaxis par la narine droite qui ne se sont pas reproduites. Œdème très accentué des membres inférieurs. OŒdème abdominal, du thorax et du dos de Ja main. Circulation collatérale développée. Sensibilité prononcée del’ abdomen. Il n'existeplus de démangeaisons. État saburral des voies digestives, dégoût pour la viande, les graisses, sauf pour le beurre. T. 370,4 ; 370,2 ; urines rares, non albumineuses, urobilinuriques.

Le 8. Peu de modification dans l'état pulmonaire, qui ne s’accompagne pas de fièvre. La malade est plus abattue. Le cœur bat dans le 3e espace. Les battements sont visibles dans le 2 espace ; souffle systolique qu'on localise vers le sternum dans le 2° espace.

OEdème très prononcé des membres inférieurs {42 centimètres de circonférence de la cuisse à quatre travers de doigt de la rotule, la cuisse étant relâchée, au Jieu de 40 il y a huit jours). L'abdomen est moins œdémalié, la circulation collatérale moins marquée, OŒEdème du dos de la main, de la poitrine.

P. 122 par minute. Au cou, côle gauche, véritable danse des artères. T. 37,4; hier soir 38°. Anorexie persistante. Douleurs à la pression, à l’épigastre et au niveau de l'hypocondre droit. Urines rares, foncées, urobilinuriques, non albumineuses. La malade se plaint de la chaleur de Ja tête, de céphalalgie. L'ulcération anorectale n'a pas changé de caractère. Par le (oucher rectal on sent

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un épaississement qui remonte jusqu'à 4 centimètres environ, sans rélrécissement. Hémorrhoïdes, fistules, saignotement hémorrhagique facile.

Le 9. Hier matin vers 10 heures 1/2, la malade a été prise de vomissements muqueux et bilieux, qui se sont reproduits dans la journée à 4 heure.

Elle s'est sentie plus faible ; elle commence à répondre difficilement aux questions. À sa sœur qui lui a rendu visite, elle ne peut dire que quelques mots insignifiants qui témoignent d'un commencement de délire doux, sans agitation.

La malade commence à ne plus avoir conscience de ce qui se passe. Elle reste I® journée dans un état de demi-somnolence d’où elle sort de temps en temps pour marmotter quelques mots inintelligibles, ou pour émettre un vomissement. Pas de cri hydrencéphalique.

Le soir, elle veut essayer de manger, mais à la première bouchée, elle repousse les aliments (carottes) qui lui sont présentés. Depuis le malin elle a de la rétention d'urine. Elle n’a pas été non plus à la selle.

La nuit se passe à peu près dans les mêmes conditions. Délire très calme, peu loquace, sans agitation, et c’est à peine si les voisines de la malade se sont aperçues plus que de coutume de l'état où elle se trouvait.

Ce matin, décubitus dorsal, tête fléchie sur le cou dans la position que lui donne la pesanteur. Pas de raideur de la nuque. Pas de douleurs de la tête aux mouvements. Elle garde la position qu’on lui donne. Facies subictérique, varicosités des pommettes.

Peau sèche, peu chaude. Sillon naso-labial gauche un peu plus prononcé que le droit. Regard hébété, un peu anxieux. Inégalité pupillaire. Mydriase à droite. Réflexes pupillaire et cornéen conservés. Lèvres sèches, excoriées et fortes. La bouche est fermée constamment. La malade ne répond pas aux questions qu’on lui pose. Elle ne paraît pas comprendre ou bien elle marmotte quelques mots inintelligibles, peut-être des mots de latin. Pas d'état calateptoïide des membres supérieurs. Réflexe rotulien aboli. Pas d'hyperesthésie cutanée, mais l'abdomen est sensible à la pression, la palpation de la rate arrache un cri à la malade.

Respiration lente, régulière : 12 respirations à la minute.

Matité de la base droite et de la base gauche, comme d'habitude. Du côté du cœur, les signes persistent les mêmes. P. 113. OŒdème

généralisé. Pas d'épistaxis ni d’hémorrhagie, Rétention d’urine. On sonde la malade et retire 1/2 litre environ d'une urine offrant les caractères déjà décrits. Pas d'albumine. La malade reste dans le coma pendant toute la journée avec délire. Pas d’hypothermie. La température est à 37°. À la visite du soir on la trouve couchée en chien de fusil; il existe de l'hypéresthésie cufanée. On ne peut faire répondre la malade aux questions qu'on lui pose, Respiration lente, régulière. Pouls petit, régulier : 108 puls, T. 37,4.

Le 10, On assiste ce matin à une véritable résurrection.

Le facies est meilleur, bien que les traits portent l'empreinte de la fatigue et que Le visage soit comme subitement vieilli.

La physionomie est calme. Les sillons nasg-labiaux sont plus accentués.

La malade répond nettement aux questions qu'on lui pose. Le décubitus est dorsal. Langue humide, un peu collante, dents fuligineuses, gencives saignantes au moindre contact. Anorexie complète, pas de vomissements, pas de selle. Respiration 16 à la minute. Encore un peu d'inégalité pupillaire, avec mydriase de la pupille droite. Hyperesthérie cutanée. Pas de céphalagie, pas de douleur spontanée, pas de raideur de la nuque.

Le souffle cardiaque se perçoit dans le 2° espace intercostal près du bord droit du sternum. A cet endroit, souffle systolique doux plus net et plus accentué que les jours précédents, Anasarque généralisé. La malade urine sous elle.

Le 11. La malade a toutesa connaissance, mais faiblesse extrême. Elle demande du potage, des pruneaux, du vin, du Todd,

Le 12. Etat de torpeur avec plaintes, la lucidité d'esprit est moins complète. Facies calme, résigné. La malade ne répond pas franche- | ment et promptement aux questions.Elle est préoccupée de reprendre des forces. j

On ne note plus d'inégalité pupillaire. Hyperesthérie cutanée au niveau des reins, Peu de modifications dans l'état pulmonaire.

On fait des piqûres de caféine, qui sont l’occasion d’un suintetement du liquide de l’æœdème,

Circonférence abdominale, 95 centimètres. Le liquide ne paraît pas augmenter de volume.

Le 15. La malade a repris sa connaissance. Il n'existe plus d'inégalité pupillaire, ni d'hyperesthésie cutanée. Il persiste un grand état de faiblesse. Persistance des signes pulmonaires. Respir. 20 à la minute, Le souffle systolique se perçoit surtout à la localisation

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indiquée précédemment. P. 112. Température autour de 3%. OŒdème généralisé, plus marqué à droite.

Selles contenant du sang rutilant, non mélangé aux matières fécales décolorées. Circonférence abdominale 403. Circulation collatérale développée. Etat saburral des voies digestives. L’urée donne, pour les vingt-quatre heures, 10 grammes environ,

Le 17, Amélioration, Vomissement dans la journée, un peu d'oppression le soir. Quelques cauchemars la nuit, Circonférence abdominale 102. Ponction à la seringue de Pravaz dans la plèvre droite qui dénote la présence d'un liquide séreux à teinte hématique. L’examen histologique y montre l'existence de nombreux globules rouges. Resp. 20. Température autour de 37°, La malade continue à uriner sous elle, ne pouvant se mettre facilement sur le bassin.

Le 23. La malade essaie de manger un peu de viande, Circonférence abdominale 106. Peu de modifications dans l'appareil pulmonaire. Matité, souffle, égophonie à droite. Diminution du son à gauche. Tachycardie, Pouls régulier, filiforme, un peu inégal à 130. Circulation collatérale abdominale frès accentuée,

L état de maigreur dans la proportion précordiale permet de constater à la vue et au toucher des phénomènes particuliers.

On voit battre la pointe dans le deuxième espace, contre la troisième côte, Son maximum est à quatre travers de doigt de la ligne médio-sternale, mais le choc précordial est encore visible jusqu'au bord du sternum. Chaque systole soulève l’espace intercostal. Si la malade respire librement pendant cet examen, on constate à chaque inspiration comme un arrêt du choc de la pointe qui n’est plus visible, et beaucoup moins sensible au toucher, Au lieu du soulèvyement de la pointe, on constate alorsune dépression, Comme la respiration esi régulière à 24 par minute, cette dépression de l’espace est visible à peu près toutes les 5 pulsations.

Dans le deuxième espace, la systole des oreillettes,qui correspond à la diastole ventriculaire, est visible et se manifeste également par un soulèvement toutefois moins considérable de la paroi. Ce soulèvement est visible depuis le bord gauche du sternum jusqu'à un travers de doigt.

À l’auscultation du cœur, on trouve le souffle plus intense, perceptible au niveau des deuxième et troisième espaces, au niveau du sternum. Le maximum se trouve à un travers de doigt en dehors du bord gauche du sternum. La malade a eu avant-hier une selle sanglante,

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4e mars. Circonférence abdominale, en rapport avec le tympänisme, plus qu'avec la quantité de liquide, mesure 110 centimètres ces jours derniers. Ce matin, la malade s’est trouvée subitement plus oppressée et a demandé à être ponctionnée. Anarsaque généralisée. Circulation abdominale excessivement prononcée. Ponction de 7 litres d’ascite contenant de l'urobiline. La malade est un peu fatiguée par la ponction. Le pouls, qui était à 140 avant la ponction, reste à 140 après.

La malade demande à manger et mange des légumes, un peu de viande.

Le 2. Circonférence abdominale, 104,

La nuit a été bonne. Toujours le même teint terreux avec varicosités sur les pommettes. La langue humide est un peu grisâtre. Les gencives saignent toujours facilement. Fétidité de la bouche. Appétit relativement bon. La malade mange de la viande, boit du vin, mais ne veut plus de lait. L’abdomen est sensible à la palpation, surtout au niveau du creux épigastrique. Quelques coliques. Ni diarrhée, ni constipation. Selles un peu sanglantes. Pas de modification du côté de l'ulcération anale.

Aux poumons, mêmes signes d’auscultation. On n'entend plus de souffle à droite, mais quelques râles sous-crépitants fins. A fgauche, râles sous-crépitants.

Pouls, 140, petit, irrégulier. Température autour de 37°.

On perçoit toujours le souffle systolique au cœur. OŒEdème généralisé aux membres inférieurs, abdomen, tronc.

Douleur au niveau de l'abdomen, surtout du côté gauche. Circulation collatérale développée.

L'épreuve de la glycosurie alimentaire est positive.

Le 3. La malade dort peu la nuit. On lui prescrit 3 grammes de chloral. :

Le 5. L'état s'est maintenu de même ces jours derniers.

Au niveau de l’ulcération, comme au niveau de l'appareil pulmonaire et cardiaque, il n’y à pas de modification. La malade a eu encore hier 3 grammes d'hydrate de chloral.

Ce matin eile ne répond pas aux questions qu'on lui pose. Elle est dans le coma. Elle meurt à 9 heures du matin.

Aulopsie, pratiquée vingt-quatre heures après la mort. OEdème généralisé des membres inférieurs et du thorax. 6 litres de liquide ascitique. Estomac et gros intestin dilatés :

rétabli,

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