DÉLIRE HÉPATIQUE
I. Délire hépatique transitoire. — De même que pour le coma, la démonstration de l'existence d’un délire hépatique repose sur les faits de délire hépatique transitoire. Il échappe en effet à l’objection qu'il s’agit du délire par inanition bien décrit dans la thèse d'agrégation de Balestre (1885) et qui peut s'expliquer par les altérations des cellules cérébrales étudiées par Monti, sous la direction de Golgi (1).Toutes les difficultés signalées dans notre introduction, se présentent à propos du délire,
Il faut se prémunir des grossières causes d'erreur, éliminer les cas où intervient une cause toxique, surtout alcool, — ou infectieuse, agissant sur le foie et le cerveau, ceux où entre en jeu le cœur ou le rein (délire cardiaque, délire urémique), se défier des coïncidences du fait de la diathèse (athérome cérébral donnant lieu à des symptômes au cours d'une cirrhose).
Mais si, au cours d’une maladie hépatique, on a rejeté toutes ces causes, si le malade continue à s’alimenter, est dans un état
(1) Mowrr, Riforma medica. Vol. Il, p. 362, 5 août 1895,