ÉVOLUTION
Plusieurs éventualités se rencontrent :
1° Les côtes n’ont causé aucun incident pathologique, c’est une surprise d’autopsie ou de radiographie.
2° Les côtes produisent des accidents temporaires, qu’il s’agisse de troubles sensitifs, subjectifs ou objectifs, de troubles moteurs, de troubles circulatoires, ou même de combinaisons de ces divers symptômes. Des atrophies avec réaction de dégénérescence peuvent disparaître complètement : les accidents sont survenus la plupart du temps après une fatigue, un surmenage, une maladie infectieuse. Personnellement j’en ai observé deux cas, l’un après une rougeole chez une jeune fille, l’autre après une période de surmenage et d’exposition au froid chez un soldat ; les deux cas ont parfaitement guéri et cependant dans le dernier cas il existait une atrophie marquée de l’éminence thénar avec réaction de dégénérescence.
3° Les accidents persistent, et le cas ne se présente que trop fréquemment. Les douleurs sont permanentes ou procèdent par crises qui récidivent toujours dans des conditions semblables (fatigue, effort, répétition des mêmes exercices). Les atrophies progressent ou n’ont aucune tendance à s’améliorer. Les troubles circulatoires s’aggravent.
L’atrophie, en particulier l’atrophie dissociée de l’éminence
thénar, reste assez fréquemment stationnaire, sans aucune tendance à la rétrocession.
Deux formes cliniques doivent être distinguées, suivant que les accidents causés par la compression de l’artère ou des racines existent seuls. L’association de troubles circulatoires et de troubles nerveux n’est pas rare, mais il n’est pas forcé, suivant la remarque déjà faite, que les premiers dépendent de la compression de l’artère.
Ce sont les grandes impotences, les douleurs et les troubles circulatoires pour lesquels les malades réclament avec le plus d’insistance les secours de la thérapeutique.