I. V. chapitre II, p
l'encéphale
frapper ses camarades. Il est désarmé, non sans difficultés, car il est très fort et très vigoureux. Conduit au pavillon des aliénés, il reste relativement tranquille, mais le 23 décembre, vers cinq heures du soir, il pénètre dans la case d'un policeman, y prend une baïonnette et se rend au cimetière, où déjà le matin vers six heures il avait enlevé la terre recouvrant une tombe. Il continue son œuvre et met la bière à nu, puis de son arme en transperce de coups le bois et le cadavre. Il fallut cinq hommes et deux agents de police pour le désarmer. Enfermé dans sa cellule, il brise sa porte, et dans la nuit du 26 au 27 décembre, il se rend de nouveau au champ des morts se livrer à une nouvelle scène de vampirisme, avalant quelques parcelles de terre recouvrant le cercueil et essayant, avec une pelle et une pioche, de déterrer un nouveau cadavre. Il agit ainsi comme en état second de somnambulisme, avec une force impulsive qui lui fait perdre complètement conscience de ses actes.