PRONOSTIC ET TRAITEMENT
Si l’on considère la grande variété des troubles psychiques liés à la maladie de Basedow, il est facile de conclure aussi combien variable sera lé pronostic. En effet, les simples modifications du caractère, les divers troubles de l'intelligence et de la volonté, qui eux sont des symptômes constants du goîfre exophtalmique ne peuvent être comparés au point de vue de la gravité aux psychoses franches telles que la manie ou la
mélancolie.
Lorsque les troubles dans l’état mental relèvent d’une névrose, hystérie, neurasthénie, le pronostic ne paraît pas devoir comporter une gravité exceptionnelle.
Dans les cas où le goître exophtalmique suit l’apparition de l’aliénation mentale, il paraît augmenter ja gravité des troubles psychiques.
D'un autre côté, si l’on considère les états maniaques relatifs aux troubles de la nutrition dans le goître exophtalmique, on reconnaîtra que le pronostic est dé-
favorable et que la maladie se termine fréquemment
par la mort, après que l’agitation maniaque a suivi les fluctuations de la marche de la maladie de Basedow.
Les antécédents héréditaires ou personnels, ainsi que les tares névropathiques si fréquentes devront être mises
en ligne de compte pour l'appréciation du pronostic. Grâce à ces commémoratifs, on peut entrevoir quelle sera l’évolution de la maladie. C’est ainsi que si l’on
se trouve en présence d’un goître exophtalmique développé chez un dégénéré, le pronostic sera défavorable. On voit souvent les troubles mentaux passer à l'état chronique et la psychose devenir incurable.