‹ Troubles psychiques dans le goitre exophtalmiqueChapitre 9 sur 29 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

La Symptomatologie du goître exophtalmique a été rapidement et solidement établie du jour où l’affection a été connue ; mais il n’en est pas de même de sa pathogénie, qui pourrait peut-être donner la clef des troubles psychiques liés ou associés à la maladie de Basedow ; c’est pourquoi nous pensons qu’il n’est pas inutile de passer rapidement en reyue les diverses théories émises de cette pathogénie.

Pendant longtemps, le goître exophtalmique fut considéré comme une névrose pure et simple au même titre que la neurasthénie et que l’hystérie ; dans les traités classiques, il est encore décrit, côte à côte, avec elles.

Plus qu'aucune autre affection nerveuse, la maladie de Basedow a suscité des recherches précises ; on en a cherché la cause dans le bulbe, dans le système sympathique tout entier ou dans sa portion cervicale. Mais, depuis les expériences déjà anciennes qui ont mis en lumière le rôle de la glande thyroïde en pathologie, cet or-

gane a été accusé d’être l'agent principal des accidents. Le

rapport de M. BrissAuD et les discussions qui eurent lieu au Congrès de Bordeaux en 1895 reflètent la variété des idées émises à cette époque et montrent déjà nettement posés les termes du problème pathogénique. La cause initiale de la maladie est-elle dans le système nerveux ou dans l'appareil thyroïdien ? Est-ce l’influx nerveux qui détermine le trouble sécrétoire ou est-ce le trouble secrétoire qui modifie le fonctionnement du système /nerveux ? L’hésitation était déjà grande à cette époque : depuis il semble que la théorie. glandulaire ait gagné du terrain.

« Aujourd'hui, dit LAIGNEL-LAVASTINE, l'exaltation « d’une partie au moins des fonctions thyroïdiennes est « tellement admise par la généralité des auteurs, que Le « terme d’hyperthyroïdie est consacré par l'usage a- « près les travaux classiques de P. Main, Ballet et Enri- « quez, Mocbius, Béclère etc., et MALGRÉ L'OPINION DE « GLÉY, cette façon de voir prédomine, comme le montre le récent travail de Scorpo et FRANGINI, qui opposent diamétralement le syndrome de Basedow au myxædème ». On note chez ces malades des symptômes de même ordre, mais d'aspect bien différent. Chez la Basedowienne on trouve une tumeur thyroïdienne, de la tachycardie, une peau moiïte et chaude, tandis que chez la myxœdémateuse une palpation minutieuse ne révèle aucun vestige du corps thyroïde ; le cœur est ralenti et bat faiblement ; ia peau est sèche, dure épaissie par lhypertrophie du tissu'cellulaire sous-cutané. et froide. De plus la première malade est agitée, ne peut rester en place, a besoin de mouvement; l’autre peut rester immobile toute la journée et paraît redouter tout exercice. |

JOHNSTON avait déjà noté cet antagonisme et il opposait le myxœdémateux au corps thyroïde atrophié, aux habitudes frileuses, aux: téguments froids et bouffis, au parler lent, à l'intelligence endormie, au Basedowien sans cesse en mouvement, aux sueurs profuses, qui se plaint de chaleur, qui est maigre, dont le pouls est rapide, dont l’état mental a pour note principale l’hyperecitabilité.

It est intéressant, à ce propos, de citer le cas de Doyen concernant une malade qui, guérie par la thyroïdectomie, se donna une nouvelle crise de suffocation, de palpitations et d’exophtalmie en se soumettant d’elle même à la médication thyroïdienne intempestive

La théorie thyroïdienne fait dépendre la maladie d'un trouble dans le fonctionnement du corps thyroïde.

Comme preuve à l'appui, on invoque : les altérations constantes du corps thyroïde, alors même que cet organe n'est point le siège d’une hypertrophie apparente ou réelle; le fait du développement du syndrome basedowien chez des malades porteurs depuis longtemps d’un goître simple; les faits de persistance du thymus, interprétée comme un phénomène de suppléance.

Presque tous les symptômes de la maladie de Basedow ont été réalisés expérimentalement par M.1e professeur Ballet et Enriquez. I nous semble que ces faits probants montrent quel rôle important ce trouble fonctionnel peut jouer dans la maladie qui nous occupe.

M. le professeur Ballet et Enriquez ont essayé de réaliser lhyperthyroïdisation par trois procédés différents :

Voir Barzer et ENrIQuEz. Congrès des aliénistes et neurologistes, Bordeaux, 1895.

la greffe, l’ingestion, et les injections d'extraits glycérines préparés selon la formule de Brown-Séquard et d’Arsonval. Ils ont réussi à reproduire un certain, nombre de symptômes de la maladie de Basedow (tachycardie, exophtalmie, élévation de la température, amaigrissement, diarrhée ).

Indépendamment de la reproduction de la plupart des symptômes du goître exophtalmique par l’hyperthyroïdisation expérimentale, M. Ballet et Enriquez par linjection à distance d'extrait thyroïdien produisirent une réaction inflammatoire des plus vives dans la glande iet ils concluent qu'il y a là un phénomène d'élection assez curieux semblant indiquer que la fonction physiologique antitoxique de la glande thyroïde s’accomplit dans l'organe lui-même et non dans le courant sanguin.

La démonstration peut être plus formelle encore, puisqu'il existe dans la science quelques rares exemples de la maladie de Basedow produite par le thyroïdisme alimentaire .

Un des cas appartient à M. Béclère. Nous le réservons.

OBsERvATION I.

Une femme de 31 ans présentant tous les symptômes du myxœdème, ingère en une fois, par erreur, la dose relativement énorme de huit lobes de corps thyroïde de mouton (12 grammes environ). Après cette unique ingestion, le pouls et la température s’élèvent passagèrement au-dessus de la normale, puis demeurent plus élevés qu'avant le traitement,

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æÆ mais sensiblement égaux cependant à ceux d’un sujet sain, tandis que pendant treize jours on observe une démyxœdémisation progressive, Plus tard, on lui redonne huit autres: lobes plus petits que les premiers (8 grammes), et on élève . progressivement cette dose de 8 grammes à vingt grammes. Elle arrive ainsi en une semaine à ne pas absorber 5 moins de 72 grammes de glandes thyroïides fraîches. La - semaine suivante, elle ingère en une fois une nouvelle dose

de 20 grammes.

Aux phénomènes myxæœdémateux qui s’atténuent et disparaissent, succéda alors l'apparition de symptômes nerveux en premier lieu, la tachycardie. On note, en outre, l’élévation de la température, l’insomnie, l'agitation la polyurie, l’albuminurie, la paraplégie incomplète, la sensation de chaleur, la sudation exagérée.

À La malade a encore présenté du tremblement das bras, 103 trembiement, il est vrai, très passager, uniquement provoqué à l’occasion d’un effort.

À Au plus fort de l'intoxication thyroïdienne, M. Béclère et tous ceux qui ont vu la malade, ont noté une saillie des yeux dont la sclérotique était beaucoup plus apparente que les jours précédents et surtout un éclat du regard tout à fait analogue à ce qu’on observe chez les sujets atteints de goître exophtalmique.

O8servarTion II.

Maladie de Basedow aiguë artificielle d’origine thyroidienne. Préchar vor notthafft, Centrabl. f. innere méd. 4 avril 1898. -in Thèse PLaicnarp, Montpellier, 1898.

I1 s’agit d’un homme de quarante-quatre ans, bien portant, sans antécédents névropathiques, qui, pour maigrir, se sou-

mit à jun traitement par des tablettes anglaises de thyroiïdine, Il en prit pendant environ cinq semaines; il prenait/trois fois par jour trois tablettes d’abord, puis jusqu'à quinze. A la fin de la troisième semaine apparurent des signes de thyroiïdisme : toux sèche, augmentation rapide du cou, exagération de la soif, dyspnée, palpitations, faiblesse, insomnie ; battements des artères cervicales perçues par le malade, sueurs.

Il existait de l’exophtalmie, du tremblement, on ne sentait pas d’hypertrophie thyroïdienne ; les carotides et les humérales battaient fortement ; il y avait 120 pulsations ; la langue tremblait beaucoup.

On suspendit la thyroïdine et l'amélioration se montra au bout de 10 jours. Le goître et l’exophtalmie ne disparurent que lentement.

Pourtant à mesure que les sécrétions internes étaient mieux étudiées, les troubles dans les fonctions des organes qui y président apparaissaient plus nombreux et l’on en vient à se demander si l’origine du goître exophtalmique ne pouvait pas être cherchée dans d’autres glandes que la thyroïde. Les uns remarquaient les symptômes basedowiens accompagnant les modifications de la fonction ovarienne, (puberté, ménopause, troubles menstruels ; les autres, frappés de la persistance du thymus dans les autopsies, mettaient en cause cet ordane à physiologie problématique. Enfin, la coexistence de certains syndromes d’origine pituitaire ou surrénale avec le goître exophtalmique amenait les observateurs à soupçonner la participation possible de ces glandes dans l’éclosion des phénomènes morbides. La découverte des connexions étroites qu'offre la glande thyroïde avec les groupes glandulaires parathyroïdiens contribua encore à compliquer le problème de la pathogénie du goître exophtalmique.

C'est qu’en effet cette maladie apparaît de plus en

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ù plus, non comme une entité morbide, mais comme un syndrome d'origine complexe, dont la d'ssociat'on n’est point encore faite. Pour la plupart des auteurs (1), le fait intéressant, c’est, avant tout, l'hyperthyroïdisme. Maintenant, il est logique de penser que la cause qui produit cette exagération fonctionnelle n’est pas une.

Chez la femme, dit Alaize (loco cilalo), toute une école fait de cette hypersécrétion l’aboutissant obligé d’une insuffisance ovarienne ou le retentissement fréquent de quelques lésions utéro-ovariennes. Les moins aïffirmatifs se contentent de faire valoir les rapports de coïncidence qui existent entre la maladie de Basedow et les processus génitaux, les accidents gynécologiques (2)

a) L'étude des fonctions antagonistes thyro-ovariennes permet de comprendre les ruptures qui peuvent survenir dans l'équilibre fonctionnel des deux glandes. PARRHON et GOLSTEIN (loco citalo), ont montré le parallèle qu'on peut établir entre l'hyperproduction thyroïdienne et les phénomènes d'insuffisance ovarienne: Les deux processus ont une symptomatologie comparable : vaso-dilatation, bouffées de chaleur, tachycardie. La thyroïde exerce une action d'arrêt sur la menstruation. On trouve chez des basedowiennes de l’aménorrhée, de la dysménorrhée. L’aplasie génitale dans le goître exophtalmique a été signalée par Fischer.

b) Les rapports marqués du goître exophtalmique et des grands processus génitaux sont intéressants à connaître. Lorsque la maladie s’installe en pleine puberté,

11) ALAIzE. Th. Montpellier, 1906.

(2) Joux. Revue de Psychiatrie. 1896, p. 323. (3 )]Morgau. Thèse Paris. 1899.

(4) PARRHON ET GoLSTEIN. Archives générales de médecine, 1995 p.

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l’aménorrhée et le retard de l'instauration menstruelle, ne sont pas rares. Aux époques menstruelles, la base-. dowienne a ses fonctions génitales troubléss ; la dysménorrhée, la suppression Complète même des règles font partie du complexus symptomatique de l'affection.

Dans l’état opposé, (le myxædème), l'inverse se produit : les ménorragies sont fréquentes. Les relations entre le goître exophtalmique et la grossesse sont manifestés (Moreau). Tantôt la grossesse exagère ja maladie, quand celle-ci préexiste, tantôt elle l’améliore. On a vu le goître simple se transformer en véritable goitre exophtalmique à la faveur d’une grossesse. Dans une observation de DELAÜNAY, la maladie de Basedow est apparue à l’Âge critique. Nous rapporterons plus loin trois observations de mélancolie anxieuse chez des basedowiennes, apparues à la ménopause. Chez une de nos malades (observation X), la succession des phénones fut la suivante : ménopause précoce, hyperthyroidie, mélancolie anxieuse. |

c) Les relations de la maladie avec des accidents gynécologiques et des altérations utéro-ovariennes sont à remarquer. Dans plusieurs cas, le traitement d’une affection des organes génitaux évoluant en même temps que le goître exophtalmique a eu un heureux effet sur Sa marche. L'étude des rapports qui unissent le Syndrome basedowien à la pathologie utérine a été faite par JOUR ; « il conclut à l’antagonisme des fonctions de l'ovaire et de la thyroïde ». |

d) Enfin, on a pu émettre l'hypothèse que la maladie de Basedow était liée à l'insuffisance ovarienne. Les motifs d'une telle Supposition sont uniquement. basés Sur : 1° la connaissance des rapports que la maladie

Ten

paraît avoir avec quelques phénomènes d'ordre utéroovarien; 20 la connaissance certaine de l’'antagonisme utéro-ovarien. Et ce dernier ordre de faits seul légitime à bon droit la théorie ovarienne de quelques goîtres exophtalmiques chez la femme. MoREAU, après JouIN, conclut nettement à un rôle hypothétique de l’insuffisance ovarienne. dans la production des phénomènes : basedowiens. Selon lui, chez la femme, ils sont liés à une hypersécrétion de la thyroïde, ou, ce qui revient au même, à une insuffisance ovarienne, ou mieux encore « à un défaut d'équilibre entre les deux au profit de la thyroïde et aux dépens de l’ovaire ». Nous sommes finalement, en admettant le rôle du déficit ova-

rien, ramenés au point de départ : l’hyperthyroïdisme.

Nous citerons avant de finir les deux cas dans lesquels un syndrome basedowien avec des troubles mentaux frès accentués a été observé dans des conditions presque expérimentales à la suite de l’ingestion de grandes quantités de glandes thyroïdes. Ces cas sont de nature à jeter une vive lumière sur la pathogénie des troubles mentaux observés dans la maladie de Graves.

OgservarTion III

Maladie de Basedow avec troubles psychiques provoqués par l'ingestion de corps thyphoïdes en excès. Boner.Revue Neurologique, 1899, p.

pas d'antécédents héréditaires nerveux. Son père, ingénieur très intelligent, est mort d'une maladie de cœur, sa mère, ses frères et ses sœurs sont bien portants, lui-même n’est ni syphilitique, ni alcoolique ; il ne s’est jamais surmené. La seule affection dont il ait été atteint, est une dermatite

Charles A..- étudiant en pharmacie, âgé de 24 ans, n’a

Dalmas. 8.

exfoliatrice généralisée, Les squames étaient larges, épaisses et tombaiïent en abondance... Cet état inspirait une certaine répulsion à ses camarades ; il était l’objet de quolibets incessauts, Je lui conseille de prendre chaque jour ‘un corps thyroide. de mouton cru, haché en fine pulpe, Sous l'influence de ce traitement, cette dermatite s'améliore assez vite ét le malade cesse toute ingestion de corps thyroïde. Au bout d’un an, cette dermatite exfoliatrice reparaît avec une nouvelle intensité. À l'insu de tus, le malade absorbe, trois fois par jour, de deux à trois corps thyroïdes de mouton. Pendant huit jours, le boucher du quartier lui avait fourni clandestinement, chaque matin, une dizaine de corps thyroïdes environ. Une semaine après le début de cette hyper-!

thyroïdisation, en. dehors de toute affection aiguë pouvant donner lieu à du délire, des troubles psychiques intenses

éclatent assez brusquement. Il ne peut rester en place, il change de siège et d'appartement à chaque instant, il tient

ses croisées hermétiquement fermées, dans la crainte que des

individus imaginaires ne le voient et ne viennent le trouver;

il se croit poursuivi par les gens qu'il rencontre dans la rue,

il se figure que les passants et ses camarades le ridiculisent,

et se moquent de lui. Il refuse toute boisson, tout aliment,

il se déshabille et essaye de fuir tout nu. On est obligé

de.le retenir de force, de le barricader dans sa chambre,

où il se promène en criant, en menaçant. Parfois il est

agressif, et, lors de ma première visite, il était sur le point

de se jeter sur moi, Il parle sans cesse avec incohérence.

Ces troubles psychiques persistèrent 4 à 5 jours avec cette

intensité, Puis le malade devient plus calme ; il se croyait

toujours persécuté. Il racontait qu'il aimait une jeune fille

dont sa timidité l'éloignait ; et me priait en pleurant d'aller la demander en mariage, Sa mère affirmait que celte his-

toire était inventée de toutes pièces. :

Cette intoxication thyroïdienne détermina, en outre, un tremblement des doigts, à caractère basedowien très net, de violentes palpitations, une augmentation notable du volume du corps thyroïde, Seule l’exophtalmie manquait. Ce syndrome basedowien ne s'était manifesté qu'après l'abus de corps thyroide. Ce malade n'avait jamais habité un pays à goîtres.

Un séjour à la campagne est conseillé : mais les troubles psychiques basedowiens durèrent encore quelques semaines ;

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il fuit tout déshabillé, on doit le poursuivre pour l'arrêter et on est obligé de le faire rentrer, malgré lui.

Après un mois et demi de repos, le malade paraît guéri au point de vue mental ; les signes de basedowisme ont disparu simultanément ; une anémie considérable persiste cependant et l'amélioration coïncide avec une nouvelle poussée de dermatité exfoliatrice. Il absorbe alors en secret six à huit corps thyroïdes de mouton, par jour. Au bout d’une semaine, sa mère s'aperçoit avec angoisse que les phénomènes psychiques et les troubles basedowiens déjà décrits réapparaissent. Elle met alors le malade dans l'impossibilité de se procurer du corps thyroïde et l'amélioration survient au bout d’une dizaine de jours.

Le second cas fut observé par FERRANINI : une:femme: de trente ans, à cause d’une obésité, prit chaque jour de six à huit tablettes contenant chacune 0,25 centigrammes d’extrait thyroïdien,, Sous l'influence de ce traitement, le pouls monta à 100-150 pulsations par minute. Elle eut des tremblements, de la diarrhée alternant avec la constipation, enfin une confusion mentale hallucinatoire. Le tout disparut par la cessation du traitement.

Ainsi, le suc thyroïdien absorbé à trop fortes doses, est capable de produire des phénomènes d'intoxication rappelant les principaux symptômes , du goitre exophtalmique.

Cette intoxication peut se traduire par des troubles psychiques du délire, des psychoses comme ceux résultant des poisons exogènes.

Il faut retenir de ces faits que intoxication thyroiïdienne médicamenteuse peut donner naissance à des troubles psychiques qui revêtent la forme habituelle des psychoses d'intoxication, en un mot qu'il existe des psychoses toxi-thyroïdiennes ‘expérimentales. La ressemblance de ces psychoses toxi-thyroïdiennes expérimentales avec les troubles psychiques des basedowiens permet de penser que ceux-ci sont sous la dépendance d’une intoxication thyroïdienne.

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PARRHON a étudié un état psychaténique chez une

jeune fille épileptique, soumise au traitement thyroi-

dien, disparaissant par la cessation du traitement et réapparaissant par sa reprise. |

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