‹ Troubles Psychiques Dans Le Goitre ExophthalmiqueChapitre 14 sur 23 · NA · texte numérisé non relu

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Mes tre D

Né Pons

psÿchiques s’amendèrent et ceux basedowiens s’améliorèrent d’une façon notable.

M. Dieulafoy a publié l'observation d’une malade, non hystérique, chez laquelle, à la suite d’une vive émotion, survinrent les signes principaux d’un goître exophtalmique. Admise à l’Hotel-Dieu, cette femme raconte qu'aussitôt tombée malade, elle a été en proie à des troubles psychiques des plus variés : les hallucinations de la vue et de l’ouie se reproduisaient sous des formés multiples; elle croyait voir des hommes escalader la croisée pour pénétrer dans sa chambre; elle croyait entendre des personnes monter l'escalier et enfoncer sa porte; elle vivait dans une terreur continuelle. Outre les hallucinations de la vue et de l’ouie, elle était hantée par des idées de persécution; elle se

figurait que des gens se cachaient dans sa chambre

pour l’assassiner; elle craignait que l'on ne mit des cartouches de dynamite sous son lit; elle se demandait si ses voisins ne cherchaient pas à l’empoisonner. L'observation suivante a trait à une malade chez laquelle des hallucinations visuelles diverses, puis des

‘hallucinations auditives servirent d’amorce à des idées

de persécution, à un délire bien caractérisé.

OBSERVATION II (Personnelle) G..:, Joséphine, ménagère, âgée de 58 ans, est une femme de taille ordinaire, présentant quelques stigmates de dégé-

nérescence (front petit, oreilles mar ourlées). Dans ses antécédents héréditaires, nous ne trouvons aucun détail à si-

(2) Dreuraroy. Cliniques, 4896-1897.

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gnaler. Son père était menuisier et mourut à 94 ans,; sa mère est morte des suites de couche. Elle sait lire et écrire et naurait pas présenté de maladie grave dans sa jeunesse. Elle aurait eu de nombreüx ennuis ; elle vivait maritalement avec un individu qui ne travaillait pas et la battait.

Entrée en mai 1907 à l'hôpital Broussais, elle est admise le 23 mai à l'asile Ste-Anne. Elle avait de l’insomnie, des cauchemars, était confuse et égarée ; elle raconte avoir eu un délire onirique très intense et semble vivre dans un monde imaginaire.

Pendant une quinzaine de jours elle vit dans sa chambre des tableaux, des femmes à genoux qui priaient pour elle, des pompiers avec des écharpes rouges, des individus avec des visières; des matelas montaient et descendaient du pla-: fond de sa chambre. Ces hallucinations visuelles persistaient pendant la journée : dans la rue elle voyait des espions, des hommes häbillés en gris qui la suivaient dans les tramways, des ennemis qui voulaient l’arrêter .

Ce délire onirique continua tout le mois de juillet, époque a laquelle la malade devint plus calme; les hallucinations et les illusions disparaissaient et une amélioration de l’état mental se produit |

À cette période de confusion mentale succède un délire de persécution basé sur des hallucinations de l’ouie et des interprétations délirantes: @&... croit que sa concierge lui a donné des médicaments pour la faire tomber malade et pour s'emparer des trois obligations du Crédit Foncier qu’elle possède ; elle ne veut plus voir ses filles qui, ditelle, se sont « encruchées », et se conduisent mal. Elle entend des voix qui l’appellent Mme Ibson (avec qui elle a vécu maritalement pendant 18 ans, on répète ses pensées et elle entend dire tout ce qu’elle fait. Elle présenté aussi des troubles de la sensibilité générale et des hallucinations génitales. On l’électrise et on l'hypnotise,

Elle proteste contre son internement et demande ,à tout instant pour quelles raisons elle est maintenue à l'asile.

De plus elle suit difficilement ‘un interrogatoire et pleure quand on l’interroge; elle est toujours dans une colère perpétuelle.

Au point de vue somatique, dès le début de l’internement,

; bn. LR ‘cortaté Phypartro fie du lobe gauche du corps thyroïde, PRE de lexophtalmie et un léger tremblement aux membres supéé rieurs. G... n’a pas remarqué l'hypertrophie de son corps fi thyroïde et elle prétend qu il remonte à plusieurs années.

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Notre observation prove. que la: période confusion | nelle du début n’a été que la préface ou le point dértrt départ d’un délire qui, ne tarda pas à ss établir. e

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SYNDROME ve BasEnôw Er MANIE, nn ee :

Un grand nombre d'auteurs ont signalé la Coexistence de os maniaques avec. le. goître eo.

HUE tte Parmices auteurs nous signalerons : : Macdonnell où Morel-Makensie ,Meynert (2 ), Robertson, Bættger, Jensen, Lalhr (3), Jung, (&), Rendu, J ohnstone, Landouzy, Clar-" 1 # cke, Hirschl, Richardson. ; | Johnstone rapporte l'observation suivante, intéressante : à plusieurs points A EE Fa QE

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