Bartsch, I, 27, 28, 29^ 3o a et h, 66 et II
2. Cette reverdie vient du ms. SigS, p. 366, de la Bibliothèque de l'Arsenal. Le texte poétique a été précédemment publié par K. Bartsch, Romanzen, p. 23, et la mélodie dans notre Rythmique musicale des troubadoui^s et des ti'ouvères,
LES GENRES LYRIQUES Gracieusement.
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Vo - lez vos que je vos chant Un son
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d'a.mors a - ve nant? Vi lain nel fist mi
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Ainz le fist un che -va- lier Soz l'on -bre d^un
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0 li vier En tre les braz s
a mi - e.
Chemisete avoit de lin Et blanc peliçon hermin Et bliaut de soie ; Chances ont de jaglolai Et solers de flors de mai, Estroitement chaucade.
Çainturete avoit de fueille Qui verdist quant li tens mueille D'or est boutonade.
L'aumosniere estoit d'amor, Li pendant furent de flor :
Par amors fu donade.
Si s'en vet aval la pree :
Chevaliers l'ont encontree, Biau l'ont saluade.
(( Bêle, dont estes vos née ? »
« De France sui la loee, Du plus haut parage.
Li rosignox est mon père, Qui chante sor la ramee El plus haut boscage.
La seraine ele est ma mère, Qui chante en la mer salée El plus haut rivage «.
Décor de rêve et poème de féerie ! Je ne crois pas que les plus longs travaux caractérisent mieux les reverdies que la courte définition qu'en donnait M. Bédier, un jour, à son cours du Collège de France : le songe d'une matinée de printemps.