‹ Trouvères et troubadoursChapitre 42 sur 86 · JJ · texte numérisé non relu

JJ

etc.

Disons, à propos de ce mode, que nous n'ac-

I. Dans nos schèraes,nous rendons la longue de la notation ancienne par la blanche de notre écriture musicale moderne et la brève par la noire : il va sans dire que toute autre valeur pourrait être adoptée, pourvu que les rapports ne changent pas.

Trouvères. i3

oeptons point la lecture de quelques métriciens allemands (Walter Niemann, Hugo Riemann, etc.) qui, adoptant une scansion trochaïque de ce rythme ïambique, transforment le second mode en un premier mode anacrousique :

etc.

Cette interprétation amène une confusion entre deux modes, dont chacun a un èthos rythmique qui lui est propre; elle est, déplus, absolument contraire à la pratique des textes mesurés du xiii^ siècle, où nous rencontrons des premiers modes à Tétat simple et d'autres présentant une forme anacrousique, en même temps que les deuxièmes modes, sur la nature ïambique desquels aucun doute ne peut être élevé. On doit ajouter que cette interprétation du second mode est en contradiction avec un principe de la rythmique mesurée du moyen âge, qui demande à la terminaison du vers la coïncidence du temps fort de la mesure avec la syllabe tonique de la rime.

Gomme nous Tavons vu à propos du premier mode, chaque formule du second mode doit contenir deux syllabes de texte et n'en doit, sauf exceptions, contenir que deux.

Le troisième mode est formé de trois éléments : un premier élément long de trois temps,

LA MUSIQUE MESURÉE igS

un élément bref d'un temps et un élément bref de deux temps :

A chacun de ces éléments correspond une syllabe, c'est-à-dire que, normalement, chaque formule de troisième mode doit contenir trois syllabes.

Le quatrième mode est au troisième ce que le second est au premier, c'est son renversement: il consiste dans un élément bref d'un temps, un élément bref de deux temps et un élément long de trois temps :

etc.

Nous ferons, à propos du quatrième mode, la même observation que nous avons déjà présentée en parlant du deuxième. Le troisième mode est une déformation du dactyle antique, ramené par les métriciens du xiii^ siècle à ]a formule d'un rythme ternaire, comme le quatrième mode est lui-même une déformation de l'anapeste. 11 est le renversement du précédent.

Le cinquième mode ne comprend que des longues de trois temps :

etc.

Le sixième mode, enfin, est uniquement composé de brèves et de semi-brèves:

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