‹ Trouvères et troubadoursChapitre 44 sur 86 · LA NOTATION DES TROUBADOURS ET DES TROUVÈRES · texte numérisé non relu

LA NOTATION DES TROUBADOURS ET DES TROUVÈRES

Elle nous est connue dans ses formes extérieures par les manuscrits chansonniers dont j'ai précédemment parlé. Sa signification rythmique était restée longtemps mystérieuse et cachée. On a vu dans quelles circonstances et dans quelles conditions cette signification a été retrouvée par M. Beck, désignée par lui sous le nom d' « interprétation modale », et admise par l'auteur de ce livre. Puisque, suivant le modus mélodique, chaque syllabe d'un vers porle en puissance sa valeur de mesure, déterminée avant même que le compositeur ait créé son œuvre puisque, presque fatalement, la quatrième syllabe d'un vers décasyllabique par exemple vaudra trois temps, la cinquième syllabe de ce même vers un temps, la sixième deux temps, et, puisqu'un déterminisme à peu près absolu supprime le libre-arbitre rythmique, il n'était pas indispensable que la notation précisât graphiquement les valeurs de durée et, de fait, la notation de presque tous les manuscrits chansonniers n'indique point les durées.

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