‹ Trsite de Chimie Generale ElementaireChapitre 19 sur 106 · C’H’O’ H- 2C‘H' = II’ O · texte numérisé non relu

C’H’O’ H- 2C‘H' = II’ O

Aldéhyde Benzine.

méUiylique.

CMl’O’ -t- 2 CH” = Il’O’

Aldéhyde Uésityiène.

méthylique.

Diphénylméthane.

Diméaitylmélhane.

La composition de l’aldéhyde méthylique est représentée par la formule

C’Il’O’.

Aldéhyde viniqoe. (Éq. = 44-)

§ 409. Ce corps, entrevu par Dœbereiner, fut obtenu pour la première fois à l’état de pureté par Liebig, à qui l’on en doit une étude complète. On l’obtient par la déshydrogénation partielle de l’alcool : c’est de là qu’il tire son nom. Il prend, en effet, naissance toutes les fois qu’on soumet l’alcool à des agents d’oxydation peu énergiques, tels que l’acide chromique, une dissolution aqueuse de chlore, un rhélange d’acide sulfurique et de peroxyde de manganèse.

Les matières animales placées dans les mêmes circonstances produisent également une certaine quantité d’aldéhyde.

Enfin, dans l’expérience de la lampe sans flamme et dans la caléfaction des vapeurs d’alcool et d’éther, il se produit encore de l’aldéhyde.

D’après Liebig, on obtient ce composé dans un état de pureté parfaite, en opérant de la manière suivante ;

On introduit dans une cornue très-spacieuse un mélange de 6 parties d’acide sulfurique, 4 parties d’eau, 4 parties d’alcool à xh et 6 parties de peroxyde de manganèse finement pulvérisé. Ce mélange se boursouflant notablement au début de la réaction doit

ALDÉHYDE.

occuper tout au plus le tiers du volume de la cornue ; le produit résultant de cette réaction vient se rendre dans un récipient ordinaire qu’on a soin d’entourer de glace. Le liquide extrait du récipient renferme beaucoup d’impuretés. C’est, en effet, un mélange d’eau, d’aldéhyde, d’alcool, d’éther, d’éthers acétique et formique, d’acétal, etc. Pour en séparer l’aldéhyde, on le soumet à la distillation au bain-marie à une température qui ne doit pas dépasser 5o degrés. Le produit recueilli cette seconde fois est introduit avec le double de son volume d’éther dans un vase qu’on dispose au milieu d’un mélange réfrigérant. On y fait arriver du gaz ammoniac sec jusqu’à saturation, et bientôt il se sépare de beaux cristaux incolores qu’on lave avec de l’éther et qu’on dessèche par simple exposition au contact de l’air. Ces cristaux constituent une combinaison d’aldéhyde et d’ammoniaquo ; après les avoir dissous dans une petite quantité d’eau, on les distille au bain-marie avec de l’acide sulfurique étendu. Le produit distillé, séché sur du chlorure do calcium fondu, est rectifié finalement au bain-marie, en ayant soin que la température de ce dernier ne dépasse pas 3o à 35 degrés.

On peut remplacer dans cette préparation le mélange d’acide sulfurique et do peroxyde de manganèse par un mélange d’acide sulfurique et de bichromate de potasse.

Suivant M. Engelhardt, on peut préparer avantageusement l’aldéhydo en soumettant à la distillation sèche l’acide lactique ou le lactate de cuivre. On rectifie le produit qui s’est condensé dans le récipient à la plus basse température possible, en dirigeant les vapeurs dans un vase contenant de l’éther refroidi fortement et dans lequel on fait arriver du gaz ammoniac desséché.

§ 410. Quelle que soit la méthode employée pour sa préparation, l’aldéhyde est un liquide incolore, très-mobile, d’une odeur suffocante, qui détermine des crampes de poitrine. 11 est complètement neutre. Sa densité est de 0,790 à 18 degrés. Il bout à 21 degrés. L’eau, l’alcool et l’éther le dissolvent en toutes proportions.

L’aldéhyde éprouve, au contact de certaines substances, des transformations moléculaires fort curieuses, que nous allons examiner sommairement.

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