CH* O' =• C*I1“0= H- H'OL
Aldol. Aldéhyde crotonique.
Iæs faits que nous allons rapporter ne peuvent laisser aucun doute sur les' fonctions de l’aldol.
L’oxyde d’argent le transforme en acide oxybutyrique dont il deviendrait dès lors l’aldéhyde.
L’ammoniaque forme avec ce corps un composé défini parfaitement semblable à l’aldéhyde ammoniaque.
Il s’unit, comme les aldéhydes, aux bisulfites alcalins.
Enfin l’aldol, en fixant de l’hydrogène, se transforme en glycol butylénique.
• Nous n’insisterons pas davantage sur ce corps, ce qui nous entraînerait en dehors du cadre de cet Ouvrage.
En chauffant de l’aldéhyde avec des copeaux de zinc dans des tubes scellés qu’on ouvre toutes les deux ou trois heures pour faire écouler l’hydrogène qui s’est formé, et qui, par une trop grande accumulation, amènerait la rupture des tubes, on détermine, indépendamment des deux corps précédents, la formation d’une troisième substance dont nous allons dire quelques mots. Si l’on arrête la chauffe lorsqu’il ne se produit plus que de trèspetites quantités de gaz, on constate que le zinc s’est transformé
ALDÉHYDE.
complètement en oxyde hydraté et l’aldéhyde en un liquide épais, incolore, qui renferme, à l’état de mélange, plusieurs produits condensés. M. Riban y a trouvé :
i" De l’aldéhyde crotonique, C'H'O’;
2 “ Del’aldol,
3“ Un liquide bouillant vers 220 degrés, sous la pression de o™, 760 .
Ce liquide, dont la composition est représentée par la formule C'=II">0',
dériverait de 3 molécules d’aldéhyde condensées en une seule, avec élimination d’une molécule d’eau,
C’est un liquide incolore, plus léger que l’eau, dont l’odeur assez agréable rappelle celle de certaines menthes sauvages. Il paraît se décomposer lorsqu’on le soumet à des distillations successives en des produits plus condensés avec séparation d’eau. Il se combine aux bisulfites alcalins, à la manière des aldéhydes, en formant une combinaison cristallisée.
§ 4H. Exposée à l’air, surtout en présence du noir de platine, l’aldéhyde se change promptement en acide acétique. Le chlore, avec le concours de l’eau, de môme que l’acide azotique, opère promptement cette conversion.
Fait-on arriver du chlore très-lentement dans de l’aldéhyde exposée à l’action d’une lumière diffuse faible, il se produit une petite quantité de chlorure d’acétyle
C IF O’, Cl.
Le produit principal de cette réaction
C"IFC10‘-= C‘11'0’, C’H^O'Cl
peut être considéré comme un composé de chlorure d’acétyle et d’aldéhyde. On peut, du reste, le reproduire synthétiquement en chauffant à 100 degrés le chlorure d’acétyle et l’aldéhyde.
En continuant l’action^de ce gaz on obtient un composé connu
ALDÉHYDE. 4‘
SOUS le nom de chloral,
CH Cl’ O’,
sur lequel nous reviendrons plus loin.
Ce composé forme avec l’eau la combinaison
CH Cl’ O' = CH Cl’ O’, H’ O’.
Lorsqu’on le chauffe avec du chlorure d’acétyle , cet hydrate dégage des masses d’acide chlorhydrique et de l’aldéhyde, laissant un résidu représenté par la formule
lequel ne serait autre que le composé de chlorure d’acétyle et d’aldéhyde