ACIDE FORMIQUE
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Refroidi au-dessous de zéro, l’acide formique se prend en une masse solide formée de lamelles brillantes.
Chauffé dans un tube scellé pendant plusieurs heures entre a 6 o et 280 degrés, l'acide formique se dédouble en oxyde de carbone et en eau.
L’acide formique réduit par l’ébullition les nitrates de mercure et d’argent. Il se dégage de l’acide carbonique.
Les acides oxygénants convertissent l’acide formique en eau et acide carbonique. L’acide sulfurique le décompose avec dégagement d’oxyde de carbone pur. On a
Le chlore change l’acide formique en un mélange d’acides chlorhydrique et carbonique
CMr0‘-+-Cl’=2HCl4-C’0‘.
L’acide formique décompose l’acétate de plomb et produit du formiate do plomb qui se dépose sous forme d’aiguilles cristallines.
Lorsqu’on décompose le formiate de plomb par l’acide sulfhydrique à une température supérieure à 200 degrés, il se dégage, en même temps que l’acide formique, un produit également acide et d’odeur fétide, Vndric thioformique, qui diffère de l’acide normal en ce que la moitié de son oxygène s’y trouve remplacée par du soufre.
§ 454. Les formiates sont tous solubles dans l’eau et décomposables par la chaleur. Ils réduisent les sels d’argent et de mercure. L’acide sulfurique les décompose en dégageant de l’oxyde de carbone pur.
Les formiates de potasse, de soude, d’alumine sont très-solubles ; celui de plomb exige 36 parties d’eau pour se dissoudre.
Le formiate de cuivre cristallise en prismes volumineux, d’un bleu clair, qui s’ellleurissent dans l’air chaud.
Le formiate d'argent est très-peu stable; néanmoins on peut l’obtenir en dissolvant l’oxyde d’argent dans l’acide formique à une douce chaleur.
Le formiate d’ammoniaque éprouve, sous l’influence d’une tem-
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pérature à 200 degrés, une décomposition bien remarquable ; il se transforme entièrement en eau et acide cyanhydrique, ainsi qu’on peut le voir par l’équation suivante :
CMl(AzH‘)0‘ = + C’AzH.
En traitant des alcools de la première famille, j’ai fait connaître le mode de préparation et les propriétés des formiates de méthyle, d’éthyle, etc.
La composition de l’acide formique est représentée par la formule
C’H’O' = 4 vol. vap.
Acide acétique. (Éq. = Go.)
§ 4 Î) 3 . L’acide acétique est connu depuis les temps les plus reculés. C’est l’un des acides organiques les plus importants, tant en raison de scs applications industrielles, que parce qu’il se produit presque constamment dans les divers traitements qu’on fait subir aux matières organiques.
On le rencontre dans la sève de presque toutes les plantes et dans quelques liquides de l’économie animale.
L’acide acétique prend naissance dans des circonstances trèsvariées ; nous allons énumérer ici les principales. On l'obtient :
1“ Par l’oxydation de l’alcool ou de l’aldéhyde opérée sous l’influence du noir de platine, ainsi que nous l’avons fait voir
2° En faisant tomber do l’alcool ou de l’aldéhyde, goutte à goutte, sur de la chaux potassée chauffée à 220 degrés.
3 ® Le cyanure de méthyle chauffé avec de la potasse fournit également de l’acide acétique, dont la production est accompagnée d’un dégagement d’ammoniaque, ainsi que l’exprime l’équation
CMP, C^Az + K HO’ + IP 0 ’ C’ IP , CMW + Az IP.
Cyanure de méihyle. Acélate de potasse.
4 ” L’acide carbonique sec au contact du sodium méthyle en-
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gendre pareillement de l’acide acétique. En effet on a C’ 0 ‘ -t- C’ H* Na = C’ IP , C »NaO* .
Sodium méthyle. Acétate de potasse.
5 “ L’hydrate de potasse en fusion donne encore naissance à de l’acide acétique par son action sur les acides malique, citrique, tartrique, etc.
Des modes de formation 3 “ et 4 °, il ressort évidemment que l’acide acétique peut être considéré comme dérivant de l’acide formique, de la même manière qu’on peut rattacher l’alcool ordinaire à l’alcool méthylique.
L’acide au maximum de concentration est solide jusqu’à 17“ ; à cette température il fond, et bout à 120 degrés. Son odeur est caractéristique, acide et suffocante; lorsqu’elle est délayée dans beaucoup d’air, elle est agréable. Sa saveur est mordante; il est très-caustique et rougit fortement la teinture de tournesol. Une goutte de cet acide, abandonnée sur la main pendant une ou deux minutes, y fait naitre une ampoule qui se remplit d’un pus visqueux. 11 attire rtiumidité de l’air ; il se môle en toutes proportions avec l’eau, l’alcool, l’éther et quelques huiles essentielles. 11 dissout le camphre, un certain nombre d’hydrocarbures et quelques résines.
Sa composition est exprimée par la formule C*H' 0 ' = 4 vol, vap. ^
Quand on mélange cet acide avec de l’eau pure, on obtient un volume moindre que la somme des volumes d’acide et d’eau pris séparément, et, de plus, ce mélange possède une densité plus grande que l’acide acétique concentré.
Celui de ces mélanges qui possède la densité maximum 1,07 bout à 104 degrés; il renferme 77,2 d’acide acétique au maximum de concentration et 22,8 d’eau ; il correspond à la formule
CMP O' -H H’ O’.
Lorsqu’on ajoute de l’eau à l’acide acétique cristallisable, on abaisse peu à peu son point de solidiheation. D’une autre part, lorsqu’on soumet le vinaigre à l’action du froid, la portion qui
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demeure liquide s’est enrichie en acide, tandis que celle qui s’est solidifiée n’est que de l’eau sensiblement pure.
Il résulte de ces deux faits que l’addition de l’eau à l’acide cristallisable abaisse son point de solidification jusqu’à une certaine limite au delà de laquelle de nouvelles additions de ce liquide l’élèvent, au contraire, progressivement.
Le tableau suivant résume les observations fort intéressantes de M. Grimaux à ce sujet :
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