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ACIDE CAPRYLIQUE.

Acide capryuqüe ou octylique. (Éq. = i44-)

§ 479 . Cet acide, qu’on rencontre dans le beurre de vache, dans celui de chèvre, dans l’huile de coco, dans le fromage et dans plusieurs matières grasses odorantes, s’obtient facilement par l’oxydation de l’alcool caprylique; il existe, en effet, entre ces deux substances une relation fort simple, entièrement comparable à celle qu’on observe entre l’alcool et l’acide acétique.

Nous n’entrerons j>as dans le détail de la préparation de cet acide, nous nous bornerons à faire connaître scs principales propriétés.

L’acide caprylique fond, entre 14 et 1 5 degrés, en un liquide huileux et limpide. Lorsqu’on le refroidit lentement, il donne naissance à des feuillets brillants qui présentent une grande ressemblance avec la cholestérine. Sa densité est de 0,990 à ao degrés; la densité de sa vapeur, de 5 , 3 1 à 270 degrés.

11 bout entre 23 ; et 239 degrés.

L’eau en dissout de très-faibles quantités à froid et à chaud. L’alcool et l’éther le dissolvent en forte proportion.

Lorsqu’on le distille avec un excès de chaux potassée, il donne naissance à des hydrocarbures gazeux et liquides, homologues du gaz oléGant.

Le chlore et le brome agissent sur cet acide et donnent naissance à des (iroduits qui n’ont pas été étudiés.

L’acide nitrique concentré fournit, par un long contact avec cet acide, un dérivé nitré qui se présente sous la forme d’une huile d’un jaune rougeâtre. Son odeur est toute particulière, sa saveur amère, sa densité de 1,093 à 18 degrés.

On ne peut le distiller. Lorsqu’on le chauffe, il noircit, dégage des vapeurs nitreuses et produit une légère détonation lorsqu’on élève davantage sa température.

Cet acide neutralise complètement les alcalis et forme des sels qu’on n’a pu obtenir à l’état cristallisé.

La composition de l’acide caprylique est représentée par la formule

ACIDE PÉLARGONIQDE.

Acide pélargonique. (Éq. = i58.)

§ 180. Cet acide, extrait pour la première fois des feuilles du géranium, se prépare avec la plus grande facilité par l'oxydation de l’essence de rue opérée au moyen de l’acide azotique du commerce. A cet effet, on introduit dans un grand ballon de verre i partie d’essence de rue et i -J- parties environ d’aride azotique ordinaire, puis on chauffe au moyen de quelques charbons. La réaction, très- vive au début, se calme peu à peu, et bientôt les vapeurs rouges qui s’étaient manifestées d’abord en grande abondance finissent par disparaître presque complètement; à cette époque, on arrête l’opération. On décante l’huile acide, on la lave avec de l’eau, puis on la traite par une lessive de potasse caustique, afin de séparer une petite quantité d’une huile neutre trèsàcre qui l’accompagne presque toujours. On décompose la dissolution du sel de potasse par l’acide sulfurique, qui met en liberté l’acide pélargonique impur; on lave ce dernier, puis on le purifie par la distillation.

§ 481. A l’état de pureté, l’acide pélargonique est une huile incolore, d’une odeur faible et désagréable, qui rappelle celle de l’acide butyrique, mais beaucoup plus faible. Il se prend par le froid en une masse cristalline qui fond vers lo degrés.

A peine soluble dans l’eau, il se dissout en toutes proportions dans l’alcool et l’éther.

Il bout à la température de 260 degrés et distille sans éprouver d’altération.

Chauffé avec quatre à cinq fois son poids de chaux potassée, il donne beaucoup de gaz ainsi qu’un hydrocarbure qui est principalement formé d’octylène.

La distillation du pélargonate de baryte sec fournit de la pélargone.

Le perchlorure de phosphore l’attaque vivement en donnant naissance à du chlorure de pélargyle.

Sa composition est représentée par la formule

C“H"0' = 4 vol. vap.

ACIDE CAPRIQUE.

iSg

Acide caprique ou décylique. (Éq. = 172).

§ 482. Cet acide a été découvert parM. Chevreul dans le beurre du lait de vache. M. Georgey l’a extrait do l’huile de coco. Suivant M. Rowney, on peut extraire des quantités notables de cet acide de l’huilo odorante des distilleries d’Écosse, bouillant audessus de i3a degrés, qui le contiennent à l’état de caprate d’amyle.

Il suffit de le saponifier par la potasse ; de l’alcool amylique prend naissance et se dégage, tandis qu’il reste un caprate alcalin qu’on décompose par l’acide chlorhydrique. L’acide caprique se sépare alors sous la forme d’une huile qui vient nager à la surface. On le décante, on le lave à l’eau distillée, puis on l’amène à l’état de sel de baryte qu’on purifie par cristallisation. On transforme ce sel en caprate de soude, au moyen du carbonate, et l’on décompose finalement la dissolution du caprate de soude par l’acide sulfurique, qui précipite l’acide à l’état solide. Pour le purifier on le comprime entre des doubles de papier buvard, on le dissout ensuite dans l’alcool, puis on ajoute de l’eau à la liqueur jusqu’à ce qu’elle commence à se troubler. Par le repos, l’acide caprique se sépare à l’état de cristaux bien définis.

C’est une substance cristalline, incolore, dont l’odeur, qui rappelle celle du bouc, s’exalte lorsqu’on la chauffe. Cet acide fond entre 27 et 3o degrés. Insoluble dans l’eau froide, il se dissout en petite quantité dans l’eau bouillante, qui l’abandonne, par le refroidissement sous la forme de paillettes. L’alcool et l’éther le dissolvent très-bien, mais ne l’abandonnent pas à l’état de cristaux par l’évaporation; l’eau, ajoutée à la dissolution alcoolique, le sépare sous la forme de petites aiguilles.

La composition de l’acide caprique est représentée par la formule

ACIDE LAURIQUE.

Tableau résumant les densités et les points d'ébullition des dix premiers acides de la série formique.

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