‹ Trsite de Chimie Generale ElementaireChapitre 49 sur 106 · K HO’ = C”H” KG* 4 II · texte numérisé non relu

K HO’ = C”H” KG* 4 II

Élhal. Acide élbalique.

- 4 - 2(KH0’) =r C”H”KO‘ -+- C'IHKO' 2 H.

Acide oléique. Acide élhalique. Acétate

de potasse.

L’acide éthalique est un corps solide, incolore, inodore, et plus léger que l’eau. Insoluble dans ce liquide, il se dissout en quantité considérable dans l’alcool et l’éther bouillants. Saturées, ces dissolutions se prennent en masse par le. refroidissement; étendues, au contraire, elles laissent cristalliser l’acide sous la forme d’aiguilles fines qui se disposent en aigrettes. 11 fond à Ga degrés et se prend par le refroidissement en une masse formée de paillettes brillantes et d’aspect nacré. D’après M. Fremy, l’acide palmitique qui a été chauffé à a5o degrés, tout en conservant la même composition et les mêmes propriétés, affecterait une forme cristalline différente en se séparant de sa dissolution alcoolique.

La composition de l’acide éthalique est représentée par la formule

Acide margarique. (Éq. = 270.)

§ 186. Cet acide se produit par la saponification des matières grasses qui renferment de la margarine. On peut à cet effet em-

ACIDE MARGARIQUE.

ployer soit de la graisse d’homme, soit des huiles végétales, en ayant soin, dans ce dernier cas, de les exposer préalablement au froid, afin de séparer la partie concrète qu’on débarrasse d’une nouvelle quantité du produit liquide qui l’accompagne par l’expression entre des matières absorbantes. Lors donc qu’on s’est procuré delà margarine à peu près pure, on la fait bouillir avec une lessive de potasse jusqu’à ce qu’elle soit complètement attaquée. On étend alors la liqueur d’eau et l’on y ajoute une dissolution concentrée de sel marin ; on détermine ainsi la séparation d’un margarate alcalin, celui-ci n’étant pas sensiblement soluble dans une liqueur qui renferme un excès de chlorure de sodium. Le savon étant bien desséché par une longue exposition au bainmarie, on le broie, puis on le fait macérer pendant vingt-quatre heures dans le doublé de son poids d’alcool ; on le jette sur un filtre et on le lave avec une nouvelle quantité de ce liquide. Le produit qui reste sur le filtre renfermant toujours une petite quantité d’oléate, M. Chevreul conseille de le faire dissoudre dans 200 fois son poids d’alcool bouillant et d’abandonner la liqueur à un refroidissement gradué. Le margarate se dépose alors peu à peu sous la forme de paillettes nacrées qu’on peut purifier par une nouvelle cristallisation. En décomposant le margarate alcalin par un excès d’acide chlorhydrique bouillant, l’acide margarique vient se rendre à la surface -sous forme d’une huile qui se concrète par le refroidissement. On le purifie par des lavages à l’eau, puis par des cristallisations dans l’alcool.

On peut suivre une autre méthode pour extraire l’acide margarique du savon formé par la graisse d’homme ou par l’huile d’olive. Celle-ci consiste à précipiter la dissolution du savon de potasse par un sel de plomb et à épuiser le précipité lavé et séché par l’éther qui dissout l’oléate, sans toucher au margarate ; en traitant ce résidu par un mélange d’alcool et d’acide chlorhydrique bouillants, on obtient un dépôt de chlorure de plomb^ tandis que l’acide margarique dissous dans l’alcool bouillant s’en sépare en partie par le refroidissement , en partie par l’évaporation.

§ 487 . A l’état de pureté, l’acide margarique fond à 60 degrés et se prend par le refroidissement en aiguilles brillantes qui

l 44 ACIDE STÉARIQUE.

s’enchevêtrent les unes dans les autres. Insoluble dans l’eau, il se dissout en forte proportion dans l’alcool et l’éther. Ces dissolutions rougissent faiblennent la teinture de tournesol, décomposent les carbonates alcalins et abandonnent l’acide par l’évaporation sous forme d’aiguilles nacrées.

Distillé avec l’acide phosphorique anhydre, l’acide margarique donne une grande quantité d’un corps entièrement neutre.

Traité par l’acide sulfurique concentré, l'acide margarique se dissout : la liqueur, suivant qu’elle est traitée par l’eau froide ou par l’eau chaude , laisse séparer deux nouveaux acides auxquels M. Fremy donne les noms à’acide métamar^arique et d’rtcide hydroniargarique .

Lorsqu’on distille l’acide margarique, une grande partie passe inaltérée, surtout lorsqu’on opère sur de petites quantités de matière. Si l’on en distille beaucoup, au contraire, il se dégage de l’acide carbonique en même temps qu’il se forme une substance neutre présentant l’aspect d’écailles d’un éclat nacré, à laquelle on donne le nom de margarone. Cette substance se forme en quantité beaucoup plus considérable lorsqu’on distille l’acide margarique en présence d’un excès de chaux.

La composition de l’acide margarique est représentée par la formule

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