‹ Trsite de Chimie Generale ElementaireChapitre 57 sur 106 · C”H\ C’H’(C’HO · texte numérisé non relu

C”H\ C’H’(C’HO

ACIDE CUHINIQUE.

Les premiers s’obtiennent par l’action du chlore ou du brome à froid, les seconds par l’action de ces corps à chaud ou par l’action des hydracides correspondants sur l’acide formobenzoïlique. On a de la sorte les composés

C'^n‘CI, C’H’(C’110*), Acide parachlorophcnylacétique,

C‘ ’ II‘, G* H Cl ( G' HO' ) , Acide phénylchloracétique.

Acide cumimque. (Éq. = 164.) *

§ 513. Get acide s’obtient par l’action de la potasse sur le principe oxygéné de l’essence de cumin. En effet, on a

G”ir^O’-+- KIIO’ = G” H" KO' H- ail.

Essence de cumin. Acide cuminique.

Get acide cristallise en belles lames incolores, dont l’odeur rappelle celle des punaises.

11 fond à 92 degrés et bout vers 2 G 0 degrés. Soumis à l’action d’une douce chaleur , il se sublime en belles aiguilles blanches.

Sa vapeur est acide et suffocante.

L’eau froide le dissout à peine, l’eau bouillante le dissout plus facilement, et l’abandonne en cristaux 'par le refroidissement. L’alcool et l’éther le dissolvent très-bien. L’acide sulfurique concentré le dissout à froid, sans se colorer lorsqu’il est pur.

L’acide azotique fumant le convertit en acide nitrocuminiquo.

Les agents réducteurs transforment ce dernier en acide amidneuminique.

Le perchlorure de phosphore le transforme en chlorure de cumylc.

En présence d’un excès de base , il éprouve une décomposition toute semblable à celle des acides benzoïque et toluique. On a

G’“H''0' aGaO = G*0', 2 CaO -f- (VMTL

Camèae.

Les propriétés de l’acide cuminique présentant les analogies

ACIDE CUHIMQUE. I 7Ô

les plus complètes avec celles de ses homologues inférieurs, nous n’insisterons pas davantage sur cette élude.

§ 514. De même qu’en remplaçant dans la molécule d’acide formique une molécule d’hydrogène par la série des radicaux

CMP, C'H‘, C*H’,

on peut réaliser la formation de ses divers homologues supérieurs dont l’ensemble constitue la série grasse, ainsi nommée parce qu’elle renferme au nombre de ses termes les acides palmitique, margarique, stéarique, de même on comprend qu’en remplaçant dans ce même acide formique la molécule d’hydrogène précédente par les radicaux C’ID, C“ H’, C'®H’,..., on devra donner naissance aux différents acides qui composent la série aromatique, ainsi nommée parce que ses différents termes dérivent de baumes ou d’huiles essentielles, doués d’une odeur plus ou moins forte.

Au nombre des méthodes dont on pourrait faire usage pour réaliser ce résultat, on pourrait en employer une analogue à celle que M. Frankland a décrite pour transformer l’acide acétique en acide butyrique et que nous avons fait connaître.

Celle-ci consisterait à faire agir sur l’éther formique monosodé le chlorure ou le bromure d’un radical aromatique. En effet, un aurait

C’Na (C‘ H*) 0‘ -t- C’ ID Br = Na Br -t- C’ (C”H‘) (f/ IB) O'.

La saponification de cet éther par la potasse devrait fournir le sel

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