C-IFAzO" -J- IF O’ rr. C'H^VzO' -f- C'MFO
Ac. hippuriqae. GljcocoUe. Ac. lieiizoïque.
.M. Strecker s’est également procuré le glycocollc par le dédoublement de l’un des principes immédiats de la bile, l’acide cholique, opéré sous l’influence des alcalis. En effet, on a
C”H'’AzO'’ -f- H’O’ = CMPAzO' C'^IFOO'*.
.Ac. cliotique. Glycocolle. Ac. cliolalique.
MM. Perkin etDuppa, d’une part, M. Cahours, do l’autre, ont réalisé simultanément la synthèse du glycocolle, en faisant réagir l’ammoniaque sur les acides acétique monobromé ou mono-
Iq6 GLTC0C01.LB OU ACIDE ACËTAHIQUE.
chloré, ainsi que nous l’avons établi en traitant de l'acide acétique.
Suivant Strecker l’acide urique, chauffé en tubes scellés à une température de i6o à 170 degrés avec une dissolution concentrée d’acide iodhydriqiie, se dédouble en glycocolle et en acide cyanurique qui, ne pouvant exister dans ces conditions, se scindent en acide carbonique et ammoniaque. En traitant le contenu des tubes par l’oxyde de plomb hydraté, puis par l’acide sulfhydrique, on obtient par la concenlration de la liqueur filtrée des cristaux de glycocolle. L’acide urique pourrait être, en effet, considéré comme un acide de môme ordre que l’acide hippurique, dérivant de la réaction de l’acide cyanurique sur le glycocolle, de même que ce dernier naît de l’action réciproque de l’acide benzoïque et du glycocolle. Les deux réactions sont entièrement parallèles. En effet, on a :
C'Ml'O'-f- C'H‘AzO' = C'Il'AzO*.
Acide benzoïque. Glj'cocolle. Acide hippurique.
CTl^Vz’O'-f- C'H^AzO* = aH’O’-i- C’H'Az‘ 0 ®.
Acide cyanurique. Glycocolle. Acide urique.
Enfin on donnerait très-probablement naissanee à ce produit ù l’aide d’un procédé semblable à celui qui fournit l’alanine, en remplaçant l’aldéhyde viniquepar l’aldéhyde méthylique. En effet, on aurait
C’H’O' -H C’AzH + H- 0 ’ = CMPAzO‘.
§ Ü 30 . Quelle que soit la méthode qu’on ait employée pour sa préparation, le glycocolle affecte la forme de prismes aplatis ou de tables groupées ensemble, qui présentent souvent un assez grand volume. Leur saveur est sucrée, ils sont peu solubles dans l’eau froide, et la dissolution ne fermente pas au contact de la levûre de bière. 11 est insoluble dans l’éther, ainsi que dans l’alcool absolu.
Le glycocolle est sensiblement acide aux réactifs colorés. Il décompose en partie le carbonate de chaux et chasse intégralement l’acide acétique de l’acétate de plomb.
Soumis à l’action de la chaleur, le glycocolle fond, puis brunit.
GLTCOCOLLE OU ACIDE ACËTAHIQUE. iÇ)’]
dégage des gaz, des produits ammoniacaux, ainsi qu’un sublimé cristallin, et laisse un résidu de charbon. Fondu avec de l’hydrate de potasse, il laisse dégager beaucoup d’hydrogène, ainsi que de l’ammoniaque mélangée de méthylamine. Le résidu contient du cyanure et de l’oxalate.
Les acides se combinent avec le glycocolle et donnent des produits nettement cristallisés ; par une ébullition prolongée, ils le détruisent.
Un mélange d’acide sulfurique et de peroxyde de manganèse le décompose rapidement à la température de l’ébullition; il se dégage de l’acide carbonique et de l’acide cyanhydrique, ainsi que l’indique l’équation
CMPAzO'h- 40 = C’O* -+- C’AzH -h 2 IUO’.
Le glycocolle forme avec les bases des combinaisons qui s’obtiennent avec la plus grande facilité par l’ébullition de sa dissolution avec les diffénents oxydes métalliques. Leur composition est représentée par la formule générale
C'H'MAzO'.
Le glycocolle se combine également avec un grand nombre de sels.
On peut remplacer dans le glycocolle i équivalent d’hydrogène par I équivalent de méthyle, d’éthyle et probablement de tout autre radical alcoolique, et donner naissance, suivant la place qu’occupait l’hydrogène remplacé dans le glycocolle, soit à du méthyle glycocolle, à de l’éthyle glycocolle, etc., soit à des glycocollates de méthyle, d’éthyle, etc., de même qu’on peut faire dériver de l’acide acétique de l’acide élhylacélique ou de l’acétate d’éthyle, d’après la nature de l’hydrogène remplacé par le radical éthyle.
Le glycocolle s’unit directement à la cyanamide, suivant M. Strecker, et fournit l’homologue inférieur de la créaline, la l'Ircocyamine. En effet, on a
C’H^AzO' -+ C^lUAz» = C^rAz^O*.
Glyrocollc. Cyanamide. Glycocyamine.
If)8 AI-AMSE OU ACIDE PROPIONAMIQUE.
Le glycocolle s’unit pareillement à l’acide cyaniqiie pour donner naissance à de Ynride hydanto'ùjue ou tout au moins à quelque isomère de ce composé
-t- C=HAzO’ == C’ILAz’O".
En chauffant en tubes scellés du glycocolle avec de l’acide benzoïque, on reproduit l’acide hippurique
c'irAzO’ -H ciro' = ipo’ + c'ipazO'.
Glycocolle. Ac. benzoïque. Ac. hippurique.
On engendre pareillement cet acide on faisant agir le chlorure de benzoïle sur le glycocolle zincique
C'irZnAzO* -I- C“H“0’, Cl = ZnCl + C"‘ICAzO«.
En faisant agir sur le glycocolle les chlorures des radicaux des divers acides de la série aromatique ou de la série grasse, on engendrerait une foule de composés présenlaTtt les analogies les plibs étroites avec l’acide hippurique et dont les fondions chimiques seraient entièrement semblables à celles de cet acide.
La composition du glycocolle est exprimée par la formule
C'IEAzO*.
■ AlAMNE ou ACIDE PHOPIOXAMIQUE. (Éq. — 89.)
§ .o31. Lorsque nous nous sommes occupé de l’aldéhyde vinique, nous avons fait connaître, § il3, une méthode fort ingénieuse, imaginée par M. Strecker, pour en dériver l’alanine, sur laquelle il serait superdu de revenir.
La production de cette substance peut se réaliser, ainsi que l’a fait M. Kekulé, à l’aide de l’acide propioniquo monobromé. Il suffit, en effet, de le chauffer avec une solution alcoolique d’ammoniaque pour donner naissance à du bromhydrate d’ammoniaque et à de l’alanine.
Cette méthode fort simple, que nous avons fait connaître à l’occasion du glycocolle, permettrait d’obtenir tous les glycocolles de la série grasse. Il suffirait pour cela de transformer
LEUCINE OU ACIDE CAPROAMIQDE. 199
l’acide normal en acide monochloré ou monobromé, puis de faire agir sur lui l’ammoniaque.
La production de quelques-uns de ces composés a déjà clé réalisée par cette méthode : tels sont Vacidc butyramique ou glycocolle butyrique, que MM. Friedel et .Machuca ont pré(«iré en faisant agir l’acide butyrique monobromé sur une dissolution alcoolique d’ammoniaque.
éTssez soluble dans l’eau, l’alanine est insoluble dans l’éther; elle exige 5oo parties d’alcool à 8 o centièmes pour se dissoudre. Chauffée lentement, elle se sublime en cristaux neigeux ; réchauffement est-il brusque, elle se décompose, suivant M. Limpricht, en acide carbonique et éthylamine.
Elle éprouve une décomposition semblable lorsqu’on la distille avec de la baryte anhydre
C"H‘(AzH’)0' -H -iBaO C’0‘, aBaO C'IF(.4zIE).
L’acide nitreux la transforme, ainsi que nous l’avons vu au § iI3, en acide lactique, avec dégagement d’azote et séparation d’eau.
Sous l’influence des composés qui cèdent facilement de l'oxygène, elle se dédouble en acide carbonique, aldéhyde et ammoniaque. Enfin, chauffée entre 180 et 200 degrés dans un courant de gaz chlorhydrique sec, elle se transforme en eau et en imulr lactique.
L’alanine forme des combinaisons parfaitement définies avec les acides et avec les bases.
Sa composition est représentée par la formule
C’H’AzO'.
Lelcixe ou acide caproamique, (Éq. = i3i.)
§ 532. A côté du glycocolle vient se placer un produit analogue appartenant à la même série, qui dérive des matières albumineuses, de la même manière que le glycocolle dérive de la gélatine.
Lorsqu'on abandonne la caséine à l’action de l’air et de l’eau,
200 LEUCINE OU ACIDE CAPROAMIQUE.
celle subslance entre en fermentation, dégage une odeur des plus fétides et donne un produit particulier, cristallisable, observé d’abord par Proust, et que Braconnot, qui plus tard en reprit l’étude, désigna sous le nom ÿ aposéi>édine .
Lorsqu’on fait bouillir de la fibrine avec do l’acide sulfurique étendu, ou bien encore qu’on fait agir la potasse caustique sur la fibrine, l’albumine ou la caséine, on obtient une matière cristallisable désignée sous le nom de Icucinc. L’analyse et l’examen des propriétés de ces deux corps ont démontré qu’il existe entre eux l’identité la plus complète.
Celte subslance, qui est très-répandue dans le règne animal, se trouve distribuée d’une manière très-inégale dans l’organisme. On en a constaté l’existence dans les reins, le pancréas, la rate, les glandes salivaires, le tissu du poumon, etc.
On peut la faire dériver, ainsi que nous venons de le voir, des composés protéiques (albumine, fibrine, etc.), soit par l’altération spontanée de ces matières à l’air, soit par l’action des alcalis ou des acides sur ces derniers. Ces réactions fort simples ne fournissent pas uniquement de la leucine : il se forme toujours, indépendamment de cette substance, du glycocolle qui est son homologue inférieur, et de la tyrosine, qui, paraissant avoir une constitution analogue, se rattacherait à la série aromatique de la môme manière que la leucine et ses homologues se rattachent à la série grasse.
Outre les circonstances que nous venons d’indiquer relativement à la production de la leucine, il existe des modes de formation de cette subslance qui, outre qu’ils sont d’une simplicité parfaite, vont nous éclairer sur sa véritable nature et nous démontrer qu’elle est véritablement l’homologue du glycocolle et de l’alanine.
La leucine peut, en effet, se produire à la manière de cette dernière subslance par l’action de l’acide cyanhydrique sur l’aldéhyde valérique ; en effet, on a
C'*H''0’-i- C’AzH -¥ IPO’ = C'*H'>Az0‘.
§ 533. A l’état de pureté, la leucine se présente sous la forme de paillettes nacrées, douces au toucher, plus légères que l’eau.
LEUCINE OU ACIDE CAPROAMIQDE 201
présentant la plus grande ressemblance avec la cholestérine. Peu soluble dans l’eau froide, elle se dissout aisément dans l’eau bouillante ; peu soluble dans l’alcool ordinaire, elle l'est moins encore dans l’alcool absolu ; elle est insoluble dans l’éther.
Elle se sublime à 170 degrés, sans fondre et en donnant des flocons qui présentent l’aspect de la neige ; elle se dissout dans les acides et forme des combinaisons cristallisables ; elle se combine également avec les bases et les sels à la manière du glycocolle.
Maintenue en fusion avec son poids de potasse caustique, jusqu’à ce que l’ammoniaque qu’elle dégage soit mêlée d’hydrogène libre, la leucine se transforme en valérate de potasse.
Lorsqu’on chautTe la leucine à 220 degrés dans un courant de gaz chlorhydrique sec, elle se convertit en une substance cristallisée en fines aiguilles, qui n’est autre chose que le nitrite leucique, avec séparation d’une molécule d’eau. Il se forme en même temps du sel ammoniac et du chlorhydrate d’amylamine.
Lorsqu’on la fait bouillir avec un mélange d’acide sulfurique et de peroxyde de manganèse , elle se dédouble en donnant du valéronitryle, de l’acide carbonique et de l’eau. C’est ce qu’indique l’équation suivante :
C'Ml'^AzO' -H 40 = C-irAz -t- C’O’ -h 2 ll’ 0 ^
La leucine absorbe l’acide sulfurique anhydre en formant un liquide visqueux de couleur brunâtre, qui, chauffé à 100 degrés, dégage un mélange d’acides sulfureux et carbonique. Étendu d’eau, le produit précédent fournit à la distillation de l’aldéhyde valérique.
L’acide nitreux, agissant sur elle de la même manière que sur le glycocolle, la dédouble en azote, eau et acide leucique
C'^H‘'AzO* -H AzHO' = H’O’ -t- 2Az -+-
Leucine. Acide leucique.
La composition de la leucine est exprimée par la formule C”H‘*AzO'.
§S 3 t. Nous connaissons donc jusqu’à présent une série de corps
LELCINE OU ACIDE CAPROAMIQLE.
homologues doués de fonctions chimiques toutes semblables, dont le premier terme est encore inconnu ; celte série peut se représenter par les formules
Glycocolle formique (inconnu).., Glycocolle (acide acélamique). . .
Alanine (acide propionamique). . .
■Acide butyramique
a 11’ AzO'?
G’ H’' AzO', G'’ 11’ AzO'?
C ir Az0‘ ?
CM!" AzO’?
Loucine
C'Mr’AzO',
Il est probable qu’à chaque aldéhyde correspond un composé de cette forme qu’on pourrait également obtenir par l’action réciproque de l’ammoniaque et de l’acide monochloré ou monobroiné correspondant à l’aldéhyde.
GLYCOCOLLES AROMATIQUES. ACIDE AMIDOBENZOÏQUE. 2o3