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Glycols chlorhydriques.
§ .SiG.’Du glycol saturé de gaz chlorhydrique étant introduit dans un tube qu’on scelle à la lampe, on le chauffe au bain-marie pendant vingt-quatre heures. Au bout de ce temps, l’acide ayant disparu, le liquide est saturé de nouveau, puis chauffé. Le même traitement étant répété plusieurs fois, on obtient finalement une liqueur acide.
En soumettant ce produit brut à des distillations fractionnées, on finit par obtenir un liquide qui bout régulièrement à 128 degrés.
(^e liquide est incolore, neutre au goût, et soluble en toutes proportions dans l’eau. Lorsqu’on le chauffe et qu’on approche de sa vapeur un corps en ignition, il brûle avec une flamme bordée de vert.
Sa composition est représentée par la formule CIHCIO’.
GLTCOLS CHLORHYDRIQUES.
Sa formation peut s’expliquer au moyen de l’équation
IP
II C'I1' Cl ~ II, Cl
Glycol . Glycol
moaochlorhydrique.
Il prend également naissance par l’union de l’éthylène et de l’acide hypochloreux, ainsi que nous l’avons vu § 65.
Le perchlorure de phosphore réagit très-énergiquement sur le glycol ; d’abondantes vapeurs d’acide chlorhydrique se dégagent, et, pour éviter une action trop violente, il est nécessaire d’entourer d’un mélange réfrigérant la cornue qui contient cette substance. A mesure que l’on ajoute le chlorure, le mélange s’épaissit, et vers la fin, loin de refroidir, il est bon de chauffer légèrement. Lorsque la réaction est complète, on soumetà la distillation fractionnée le liquide que renferme le vase distillatoire, en recueillant à part ce qui se passe au-dessous de loo degrés ; les portions qui distillent au-dessus consistent presque exclusivement en chloroxyde de phosphore. Les premières parties sont formées par un mélange de ce chloroxyde avec un produit renfermant du carbone, de l’hydrogène et du chlore, qui bout à 84 degrés, et présente la composition et les propriétés de la liqueur des Hollandais : c’est le glycol dichlorhydrique.
Sa formation peut s’expliquer au moyen de l’équation { 0‘ -h 2PhCP = + 2PhCFO^ + 2HCI.
Glycol. Glycol dicblorbydrique.
Les acides bromhydrique et iodhydrique fournissent, par leur contact avec le glycol, des produits tout semblables.
En chauffant pendant un quart d’heure environ la monochlorhydrine glycolique avec une solution alcoolique de sulfhydrate de sulfure de potassium, on obtient un sel de potasse qui, décomposé par l’acide chlorhydrique, fournit par l’évaporation un liquide huileux, qui n’est autre que la nionosulfhjdrine du SbcoL
222 ACTION DES OXACIDES SUR LE GLTCOL.
A l’état de pureté, c’est un liquide incolore, huileux, plus pesant que l’eau, dont l’odeur rappelle celle du niercaptan. Peu soluble dans l’eau, moins encore dans l’éther, ce composé se dissout en forte proportion dans l’alcool.
Sa composition est représentée par la formule
C*H‘ JO’
Traité par l’acide nitrique, il donne de l’acide iséthionique.
Sa dissolution détermine, dans les solutions de cuivre, de plomb, de mercure, d’argent, des précipités tantôt floconneux, tantôt grenus, quelquefois visqueux.
Par sa réaction sur le cyanure de potassium, la monochlorhydrine du glycol donne naissance à de la monocyanhydrine
C*H'0’, C’Az.
Éthers composés du glycol.
Action des oxacides sur le glycol.
§ S47. Lorsqu’on fait agir un acide monobasique sur le glycol dans des tubes scellés à la lampe à des températures comprises entre i5o et 200 degrés, on peut obtenir deux produits distincts dérivant du glycol par l’élimination de i ou 2 équivalents d’hydrogène auxquels se substituent i ou 2 équivalents du radical de l’acide; c’est ce qu’expriment les équations
c'iq