RR
GIjcoI mODobasiqne. Glyrol dibasiqne.
En faisant agir tout à la fois sur le glycol un hydracide et un oxacide, on obtient des composés mixtes qui dérivent de cet alcool par la substitution du radical de l’hydracide à HO’ et par la substitution du radical de l’oxacide au second des 2 équivalents d’hydrogène disponibles.
La réaction peut s’exprimer de la manière suivante :
CH
On arriverait au même résultat en faisant agir l’hydracide sur le glycol monobasique; ou bien encore, suivant M. Lourenço, en faisant agir le chlorure ou le bromure du radical d’acide sur le glycol normal.
Glycols nitriefues.
§ S48. Nous avons dit plus haut, § ÎÜ4, que lorsqu’on fait agir l’acide nitrique fumant sur le glycol il s’établit une action des plus vives, cette substance se changeant entièrement en acide oxalique; que lorsqu’on remplaçait l’acide concentré par de l’acide étendu, la réaction se produisait avec lenteur et que celte fois il se formait, indépendamment de l’acide oxalique, une certaine quantité d’acide glycolique , sans que dans l’un et l’autre cas on ail mentionné la formation d’un composé nitrique.
M. L. Henry, qui a repris postérieurement celte élude, a pu réaliser la production des deux glycols nitriques, que la théorie faisait prévoir.
GLTCOL MONONITRIQDE.
G1.TCOL MONOMTRIQUE.
S-i9. Ce composé s’obtient par l’action du glycol monobromhydrique sur l’azotate d’argent. En effet on a
CME
HBr
Ag i
AgBr
C* li‘
H, AzO'. 1
La réaction s’effectue rapidement; pour la modérer, il est bon de dissoudre le glycol bromhydrique dans de l’éther anhydre; elle s’accomplit d’une manière complète en maintenant pendant quelque temps, dans un bain d'eau tiède, le vase qui renferme les matières et qu’il faut avoir soin de faire communiquer avec un appareil à reflux.
Le liquide éthéré séparé par la filtration, soumis à l’évaporation spontanée, traité par le carbonate de potasse et desséché sur du sulfate de soude anhydre, est repris par l’éther qui, cette fois, l’abandonne dans un état de pureté parfaite par l’évaporation.
Le glycol mononitrique est un liquide légèrement ambré, mobile, exhalant une légère odeur de fruit.
Sa saveur est sucrée et piquante. Sa densité est de i,3i à 1 1 degrés.
Il brûle à la manière des éthers nitriques. L’eau, l’alcool et l’éther le dissolvent facilement.
Une solution aqueuse de potasse le saponifie en régénérant le glycol.
Il se dissout en s’échauffant dans l'acide nitrique concentré; de l’acide sulfurique ajouté à la liqueur en sépare du glycol dinitriquo.
Les chlorures des radicaux d’acides agissent sur cet éther en donnant naissance à' des composés mixtes renfermant le radical de l’acide et la vapeur nitreuse, qu’on peut par suite formuler ainsi :
GLTCOt DINITRIQCE.
La composition du glycol mononilrique est représentée par la formule
C H‘ H, AzO‘
Glycol dinitriqne.
§ 550 . La préparation du glycol dinitriqne est des plus simples. On pourrait dissoudre le glycol dans l’acide nitrique fumant et précipiter le produit formé par l’acide sulfurique.
11 est préférable de verser petit à petit le glycol dans la liqueur sulfuronitrique, en ayant soin d’agiter après chaque addition et de bien refroidir le mélange. Le glycol dinitrique formé surnage le mélange acide.
On le purifie par un lavage à l’eau qu’on fait suivre d’une digestion avec une solution do carbonate de soude, ce qui le débarrasse de toute trace d’acide; on le dessèche enfin sur du chlorure de calcium anhydre.
Le glycol dinitrique est un liquide incolore, mobile, sans odeur bien sensible. Sa saveur est douceâtre et sucrée. Sa densité est de 1 , 484 à 8 degrés.
Insoluble dans l’eau, ce produit se dissout abondamment dans l’alcool et dans l’éther.
Ce corps est éminemment explosible, ainsi qu’il résulte des recherches de M. Champion, qui ont été exécutées en France à l’époque même où M. Henry s’en occupait en Belgique. Comme les dérivés nitriques, en général, il exerce une action toxique sur l’économie.
Sa composition est exprimée par la formule
C‘H‘ ) (AzO')> )
GLYC0L8 ACÉTIQUES.
Glycols acétiques.
Glycol monoacétiqce.
§ 551 . Lorsqu’on fait agir le bromure d’éthylène sur une dissolution alcoolique d’acétate de potasse, il se dépose, suivant M. Atkinson, du bromure de potassium, tandis que l’alcool retient en dissolution de l’acide acétique libre, de l’éther acétique et du glycol monoacétique. On sépare facilement ce dernier des deux autres produits au moyen d’une rectification ménagée.
C’est un liquide incolore, doué d’une odeur aromatique. Il se dissout facilement dans l’alcool et dans l’eau. Il bout à i8a degrés. Les alcalis le saponiQent aisément.
Sa composition est exprimée par la formule
CMP )
r»u»o' — ( fl'