‹ Trsite de Chimie Generale ElementaireChapitre 72 sur 106 · C'H' CH’ O · texte numérisé non relu

C'H' CH’ O

Glycol dibutyrique.

§ 555 . Ce composé so prépare par un procédé tout semblable à celui dont on se sert pour obtenir le glycol diacétiquo; il suffit

GLVCOLS BUTYRIQUES.

de remplacer l’acétate par le butyrate d’argent. On épuise le produit de la réaction par l’éther, puis on distille au bain-marie la dissolution élhérée. Le résidu chauffé à feu nu passe, pour la majeure partie, entre 280 et 240 degrés.

A l’état de pureté, c’est un liquide incolore, doué d’une odeur butyrique prononcée, qu’il communique à la peau d’une manière très-persistante. Sa densité à zéro est de 1,024. Complètement insoluble dans l’eau, ce produit se dissout en toutes proportions dans l’alcool et l’éther. 11 bout vers 240 degrés et distille sans éprouver d’altération.

Sa composition est exprimée par la formule

r*iit 1 L 11 U - (C'H’O’)M

Glycol ACÉTOBüTYRIQUE.

556 . Ce composé prend naissance par l’action réciproque du butyrate d’argent et du glycol chloracétique employés à équivalents égaux, ainsi que l’exprime l’équation

Cl, C'IPOM Ag

Glycol cbloracélique.

O’ — A"Cl-i- ^ O'

° C-'H’O’, CMl’ 0’1

Glycol acélobutyrique.

C’est un liquide oléagineux, dont la saveur est amère et piquante.

Insoluble dans l’eau, ce produit se dissout facilement dans l’alcool. Il bout vers 210 à 2i5 degrés.

Glycol chlorobutyrique.

§ 557 . Ce composé s’obtient de la même manière que le glycol chloracétique; il suffit de remplacer l’acide acétique par l’acide butyrique ou le chlorure d’acétyle par le chlorure de butyrilc.

C’est un liquide incolore, dont la saveur est piquante et amère. Il bout à 180 degrés. Sa densité est de i,o 85 . Insoluble dans l’eau, il se dissout facilement dans l’alcool.

GLVCOLS VALÉRIQUES.

Sa .composition est représentée par la formule

C”H"C10'=c.,w',Cl|“’-

Glycols valériqnes.

Glycol honovalérique.

§ r> 58 . Ce composé se prépare de la môme manière que le glycol monobulyrique ; il présente les analogies les plus manifestes avec ce dernier. C’est un liquide incolore, huileux, plus léger que l’eau, dans laquelle il est insoluble. 11 se dissout en toutes proportions dans l’alcool et dans l’éther. Il exhale l’odeur de l’acide valérique d’une manière très-prononcée.

Sa composition est exprimée par la formule

Glycol divalérique.

§ S.'iO. Ce composé, qui se prépare exactement à la façon du glycol diacétique, se présente sous la forme d’un liquide huileux, insoluble dans l’eau, bouillant vers 255 degrés.

L’alcool et l’éther le dissolvent avec facilité.

Sa composition est représentée par la formule

Glycol acétovalérique.

Ce compose s’obtient en traitant le glycol monuacétique par l’acide valérique. C’est un liquide huileux, incolore, neutre, bouillant vers 280 degrés.

23o glycol dibenzoïque.

Insoluble dans l’eau, ce produit se dissout en forte proportion dans l’alcool et dans l’éther.

Sa composition est représentée par la formule

C'ir

Glycol distéabiqub.

§ o60. En remplaçant les sels d’argent précédents par le stéarate, on obtient une combinaison correspondante qui n’en diffère que par la substitution du radical stéarylo à l’acétyle. On retire le produit ainsi formé par des lavages à l’éther et par l’évaporation de la liqueur filtrée. Le glycol disléarique se sépare alors sous la forme de paillettes brillantes, légères, fusibles à 76 degrés, présentant la plus grande ressemblance avec la stéarine. Sa composition est représentée par la formule

Glycol dibenzoïque.

§ 561. Ce composé se prépare à la manière des précédents en faisant réagir le bromure d’éthylène sur le benzoate d’argent. Le produit de la réaction est épuisé par l’éther, et la liqueur filtrée soumise à l’évaporation spontanée. Les cristaux qui se séparent sont comprimés dans des doubles de papier buvard ; on les redissout de nouveau dans l’éther.

Par l’évaporation spontanée de la dissolution éthérée, le glycol dibenzoïque se sépare sous la forme do prismes rhomboïdaux droits, brillants et incolores. Ces cristaux fondent à 67 degrés en un liquide incolore, qui, pour se volatiliser, exige une température supérieure au point d’ébullition du mercure et distille sans altération.

La composition do cette substance est exprimée par la formule

(-32 ipt (Y “ ' O'

H «J - (C'^PO')" i

GLYCOL SUCCINIQUE.

L’acido benzoïque se comporte à l’égard du glycol d’une tout autre façon que les acides du groupe acétique. En effet, maintient-on pendant longtemps à 200 degrés un mélange d’acide benzoïque et do glycol, ce dernier étant employé en excès, on n’obtient jamais que le glycol dibenzoïque.

Glycol sdccinique.

§ S62. L’acide succinique, insoluble dans le glycol froid, s’y dissout complètement vers i5o degrés et donne un liquide huileux, fortement acide, qui se prend au bout de vingt-quatre heures en une masse de petits cristaux. C’est \' acide succinoéthjlénique.

Cet acide, soumis à une température voisine de 3oo degrés, perd de l’eau laissant un résidu qui cristallise par le refroidissement. Ce produit, qu’on débarrasse de l’acide succinique libre par un lavage à l’eau bouillante, dans laquelle il est insoluble, se dissout dans l’éther et l’alcool d’où il se sépare en très-petits cristaux. Ce dernier est le glycol succinique.

Sa composition est exprimée par la formule

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