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§ S63. Lorsqu’on chauffe le glycol avec de l’acide sulfurique au maximum de concentration, équivalent à équivalent, on obtient un acide sulfoconjugué qu’on peut séparer en étendant d’eau la liqueur acide et la saturant, soit par du carbonate de baryte, soit par du carbonate de plomb.
Les sulfoglycolates purifiés par cristallisation étant redissous dans l’eau, il suffira de traiter le premier par l’acide sulfurique; le second par l’acide sulfhydrique pour en isoler l’acide sulfoglf colique ou éthylénosulf urique
L’oxalate d’argent traité par le bromure d’éthylène donne un produit liquide, insoluble dans l’eau, doué d’une saveur sucrée
DÉniVÉS ÉTHYLÉS DU GLYCOI..
particulière, bouillant à une température élevée, mais se décomposant en partie. L’ammoniaque le décompose instantanément en donnant un abondant précipité d’oxamide.
Dérivés éthylés dn glycol.
§S6i. De même qu’on peut remplacer les 2 équivalents disponibles d’hydrogène du glycol, soit partiellement, soit en totalité, par des radicaux d’acide, on peut également substituer à ces 2 équivalents d’hydrogène des radicaux alcooliques. On obtient ainsi des composés qu’on désigne sous les noms do glycol mnnoéthy- Uque, glycol diéthylique, dans le cas particulier de l’éthyle.
Le premier de ces composés s’obtient en chauffant au bainmarie dans un appareil à reflux un mélange à équivalents égaux d’iodure d’éthyle et de glycol monosodé. L’action étant terminée au bout de quelques heures, on distille au bain d’huile; on obtient de la sorte un liquide dont la majeure partie distille entre i 35 et i4o degrés.
Le glycol monoéthylique est un liquide limpide, incolore, doué d’une odeur éthérée agréable. Il bout à i 35 degrés.
Le second de ces composés, le glycol diéthyUque, s’obtiendrait en faisant agir l'iodure d’éthyle sur le glycol disodé.
C’est un liquide incolore très-mobile, dont l’odeur éthérée est fort agréable. Il bout à i 23°,5 comme son isomère l’acétal. Sa densité est de 0,799 ^ zéro.
Ces composés sont représentés par les formules
IC c'\d i
(C'IP)*!^*’ *^*' 5 thylglycol.
En remplaçant l’iodure d’éthyle par les iodures des différents radicaux alcooliques, on obtiendrait les glycols mono et diméthyliques, mono et diamyliques , etc.
§ 5 GS. De même qu’à l’alcool se rattache un produit désigné
OXTDK d’éthylène.
SOUS le nom A'éther qui n’en diffère que par les éléments de l’eau, de mémo on devrait pouvoir faire dériver du glycol deux éthers distincts en raison de sa nature diatomique. Un seul de ces composés a pu jusqu’à présent être isolé, c’est celui qui dérive du glycol parla soustraction de a molécules d’hydrogène et a molécules d’oxygène à l’état d'eau. M. Wurtz, à qui l’on doit la découverte de ces divers composés, désigne ce produit sous le nom à'oxyde d'éthylène. Je me propose d’entrer dans quelques détails à l’égard de cette intéressante substance, en raison de son importance théorique.
Oxyde d’éthylène.
§ B66. Ce composé prend naissance dans l’action réciproque du glycol monochlorhydrique et de la potasse caustique. L’action est instantanée; du chlorure de potassium se sépare, tandis qu’il se dégage une vapeur combustible brûlant à la manière du gaz oléfiant. La formation de ce produ-it s’explique facilement dans ces circonstances. En effet, on a
C Cl O’ H- KHO’“ = K Cl -+- H’ O’ -+- C’ H* O’.
Glycol monochlorbydrique. Oxyde d'élhylène.
On condense ce produit dans un récipient, entouré d’un mélange réfrigérant, renfermant quelques fragments de chlorure de calcium anhydre sur lequel on le distille ensuite.
Ce produit, isomère de l’aldéhyde et présentant le même groupement mécanique que cette substance, s’en distingue néanmoins par quelques propriétés bien tranchées. C’est ainsi qu’il bout à i3°,5, tandis que l’aldéhyde bout à 21 degrés.
A l’état de pureté, ce corps présente les propriétés suivantes: c’est un liquide incolore, très-mobile, dont la densité est de 0,894 à zéro.
Il se môle en toutes proportions à l’eau, mais paraît, vers zéro, former avec elle un hydrate défini. Il réduit l’azotate d’argent et s’oxyde rapidement sous l’influence du noir de platine. C’est de l’acide glycolique qui prend naissance dans cette cir-