JO
OXYDE d’éthylène.
constance et non de l’acide acétique, ainsi qu’il arrive avec l’aldéhyde. Néanmoins, comme celle dernière, il se transforme en alcool sous l’influence de l’hydrogène naissant, et comme elle il s’unit également aux bisulfites alcalins.
Le brome s’y combine directement à froid et donne naissance à des cristaux rouge- rubis qui sont un dibromurc de dioxyéihylène.
Le perchlorure de phosphore l’attaque énergiquement en produisant du chloroxyde de phosphore et du chlorure d’éthylène. On sait que, dans les mômes circonstances, l’aldéhyde se transforme en chlorure d’éthylidène.
§ J)67. L’oxyde d’éthylène, isomère de l’aldéhyde, possède les propriétés d’une véritable base ; il se combine directement à l’acide chlorhydrique et le neutralise. Le produit qui prend naissance dans cette circonstance est le glycol monochlorhydrique; il se forme par une simple addition des deux corps mis en présence
HCl ^ CH’ O’ = OL
Oxyde Glycel monod'élhylène. chlorhydrique.
L’acide acétique se combine aussi directement avec l’oxyde d’éthylène. On obtient ainsi du glycol acétique bouillant vers i8,5 degrés. Il distille à une température beaucoup plus élevée un produit que M. Wurtz considère comme un acétate basique d’oxyde d’éthydène.
L’oxyde d’éthylène se combine directement à l’eau pour régénérer le glycol. Celle synthèse peut s’opérer facilement en chauffant pendant quelques jours un mélange d’oxyde d’éthylène et d’eau dans un matras très-fort scellé à la lampe. Le produit de la réaction possède une saveur sucrée. Soumis à une distillation fractionnée, il fournil d’abord du glycol pur, puis le point d’ébullition monte rapidement jusqu’à afio degrés. Ce qui distille alors est un composé découvert par M. Lourenço et dont la composition, exprimée par la formule
ALCOOLS POLTÉTHYLtNIQDES. ?.35
peut être envisagée comme constituée de la manière suivante :
Ce composé s’obtient très-facilement et en abondance lorsqu’on chaufTe pendant plusieurs jours au bain-marie un mélange d'oxyde d’élliylène et de glycol.
M. Wurtz pense que l’acétate basique mentionné plus haut doit être représenté par la formule
C'*ir’0"' C’H' 0^
CMl' )
Si, lorsqu’il ne passe plus de liquide à 260 degrés, on change do récipient en continuant toujours à chauffer, on recueille à 290 degrés une proportion très-notable d’un produit excessivement visqueux, parfaitement incolore, soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther, mais entièrement dépourvu de saveur sucrée. Ce nouveau composé paraît résulter de la combinaison de 2 atomes d'oxyde d’éthylène avec i atome de glycol.
Sa composition peut, en effet, s’exprimer par la formule
CMl'
Cil'
Enfin il distille, au-dessus de 3oo degrés, un liquide incolore et épais qui n’est autre qu’un acétate particulierj
(CIl’O’)’