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L’acide anisique s’unit aux oxydes métalliques et forme des sols qui, pour la plupart, cristallisent avec facilité. Les anisates alcalins et terreux se dissolvent très-bien dans l’eau ; ceux de plomb, de mercure et d’argent y sont peu solubles.
En faisant agir de l’acide sulfurique sur une dissolution d’acide anisique dans l’esprit-de-bois ou dans l’alcool, il donne naissance aux anisates de méthyle ou d’éthyle.
La composition de l’acide anisique est représentée par la formule
Acide vamllique. (Éq. = i5a.)
§ 629. On sait qu’après un certain temps de conservation les gousses de vanille se recouvrent de cristaux blancs aiguillés
ACIDE VANILLIQÜE.
auxquels on donne le nom de ^h>rc de vanille. Ces cristaux se dissolvent assez facilement dans l’eau bouillante et s’en séparent par le refroidissement, sous la forme de prismes transparents susceptibles d’acquérir 2 à 3 centimètres de longueur.
Ce produit, qui possède la même composition que l’acide anisique et qui, sous l’influence de l’acide iodhydrique, se dédouble de même en fournissant de l’iodure de méthyle, s’en distingue en ce que, au lieu de donner quelques isomères de l’acide paroxybenzoïque, il fournit un produit complémentaire mal défini. Il sc comporte en outre, avec l’iode, d’une manière toute différente. En effet, tandis qu’une dissolution aqueuse d’acide anisique, mélangée à une dissolution alcoolique d’iode, n’éprouve pas d’altération appréciable alors qu’on a maintenu ce mélange pendant vingt-quatre heures à une température d’environ 5o degrés, l’acide vanillique échange, dans les mêmes circonstances, i équivalent d’hydrogène contre i équivalent d’iode, et donne le composé