C"IF(C’H
La composition de l’acide vanillique est représentée par la formule
Acide phlorétique. (Éq. = 166.)
§ 630. Cet acide, homologue de l’acide salicylique, dont on doit la découverte à M. Illasiwelz, s’obtient en faisant bouillir la phlorétine avec une dissolution de potasse d’une densité de 1,25, et évaporant jusqu’à consistance d’un sirop épais. Après avoir dissous ce résidu dans la moindre quantité d'eau possible, on fait passer jusqu’à refus un courant d’acide carbonique, on évapore à sec, et l’on reprend par l’alcool bouillant qui dissout le sel du nouvel acide et n’exerce aucune action sur le carbonate alcalin. La dissolution alcoolique étant évaporée, puis reprise par l’eau, laisse déposer un précipité cristallin lorsqu’on la traite par un excès d’acide chlorhydrique.
Les cristaux exprimés dans du papier buvard sont purifiés par plusieurs cristallisations dans l’eau.
L’acide phlorétique forme de longs prismes friables qui présentent beaucoup de ressemblance avec l’acide salicylique. Il se
ACIDS OXTCUMimQUE. 3ll
dissout facilement dans l’eau, l’alcool et l’éther. Ses sels cristallisent très-bien.
Le chlore, le brome et l'acide azotique se comportent à l’égard de ce composé de la même manière qu’avec l’acide salicylique.
L’acide phloréliquo s’éthérifie facilement; lorsqu’on traite son éther par l’ammoniaque, il s’y dissout graduellement en se décomposant. On obtient dans ces circonstances un acide amidé qui n’est autre que Yacidc phloréthjrlamique
C'*H'‘AzO‘.
Distillé sur de la baryte ou de la chaux caustiques, l’acide phlorétique se dédouble, à la manière de l’acide salicylique, en acide carbonique et en un homologue de l’hydrate de phényle bouillant à 200 degrés, dont la composition est représentée par la formule
Sa formation peut s’exprimer au moyen de l’équation C.Bipoo" 2 BaO = C’O', 2fia0 C'm"’0’.
La composition de l’acide phlorétique est représentée par la formule
C'Mr'o*.
Acide oxycumimque. (Éq. — 180.)
§ 631. Lorsqu’on fait passer un courant de bioxyde d’azote dans une solution d'acide amidocuminique dans de l’acide nitrique de concentration moyenne, il se produit un dégagement continu d’azote, en même temps qu’il se sépare graduellement un acide non azoté, désigné par M. Cahours sous le nom A'acidc oxycumi nique .
Cet acide, qui cristallise en petits prismes de couleur jaune brunâtre, se dissout mal dans l’eau froide, un peu mieux dans l’eau bouillante et facilement dans l’alcool. 11 forme avec les bases des sels bien cristallisés. On n’a pas étudié jusqu’à présent les réactions do cet acide.
Sa composition est représentée par la formule
ACIDE THYHOTIQUE.
Acide thiuotique.
§ C32. Ce composé s’obtient facilement au moyen de la méthode employée par M. Kolbe pour la production artificielle de l’acide salicylique, méthode qui consiste à faire agir simultanément sur le thymol l’acide carbonique et le sodium. Le thymolate de soude formé, étant décomposé par l’acide chlorhydrique, fournit l’acide thymotique, qu’on purifie en le distillant avec de l’eau. L’acide entraîné par la vapeur aqueuse se condense sous la forme de flocons blancs qu’on comprime dans du papier buvard.
L’acide thymotique se présente sous la forme d’une masse blanche légère, d’aspect soyeux. Presque insoluble dans l’eau froide, il se dissout en petites quantités dans l’eau bouillante, d’où il se dépose par un refroidissement lent en aiguilles longues et soyeuses.
Il fond à 120 degrés et se sublime sans altération.
La dissolution aqueuse d’acide thymotique se colore peu à peu en beau bleu au contact d’un sel de peroxyde de fer. La solution du thymotate d’ammoniaque se colore immédiatement en bleu foncé lorsqu’on y verse quelques gouttes d’une dissolution de sesquichlorure de fer.
Distillé sur de la baryte caustique, l’acide thymotique se décompose en acide carbonique et thymol.
L’acide thymotique forme avec la baryte un sel qui cristallise en grandes tables brillantes.
La composition de cet acide est représentée par la formule
ACIDES BIBASIQUES DÉRIVÉS DES GLVCOLS.