AGI £ TARTRIQUE
nü produit aucun trouble dans les dissolutions de chlorures do baryum, de strontium et de calcium. Versée en excès dans la dissolution d’un sel de potasse, la solution d’acide tarlrique occasionne un précipité grenu, cristallin, qui se forme surtout par l’agitation; on met à profit celte propriété dans l’analyse chimique pour distinguer la potasse de la soude.
Soumis à l’action de la chaleur, l’acide tarlrique fond vers 180 degrés et se transforme en un produit isomère, l’acide mélatartrique. En continuant l’action de la chaleur, l’acide lartrique perd graduellement de l’eau et se transforme en de nouveaux produits dont la capacité de saturation bien dillérente , suivant M. Fremy, de celle de l’acide tarlrique, présenterait un résultat semblable à celui que nous offre l’acide phosphorique. En prolongeant la chauffe, sans élever beaucoup plus la température, l’acide tarlrique perd i molécule d’eau se transformant en acide tarlrique anhydre. Enfin, sous l’influence d’une température plus élevée, l’acide tarlrique éprouve une altération |)rofonde et se change en deux nouveaux acides de composition plus simple, l’acide pyrotartrique et l’acide pyruvique, en perdant tout à la fois de l’acide carbonique et de l’eau ; il se produit en outre une quantité très-notable d’acide acétique.
Calciné au contact de l’air, il se boursoufle, s’enflamme et brûle en répandant une odeur qui rappelle celle du caramel. Sous l’influence de corps oxydants, tels que l’oxyde puce de plomb, l’acide chromique, un niélange d’acide sulfurique et de bichromate de pelasse ou d’acide sulfurique et de peroxyde de manganèse, l’acide tarlrique donne une quantité notable d’acide formique.
L’hydrate de potasse, à la température do 200 degrés, convertit l’acide tarlrique en un mélange d’acétate et d’oxalale de potasse, résultat facile à comprendre au moyen de l’équation
C*IF 0 ” = C'H' 0 '-t-C*’IF 0 *.
L’acide azotique fumant transforme par l’ébullition l’acide lartrique en acide nitrolartrique ; prolonge-t-on l’action, on obtient un mélange d’acide oxalique cl d’un autre acide qui ressemble beaucoup à l’acide maliquo.
35o ACIDK TAllTIUQL'E.
La composition do l’acide tarlrique libre est exprimée par la formule
C*il'0'“, IL0’ = C“1I'0'L
§ G71. L’acide tarlrique est un acide bibasiquo qui peut échanger I ou 2 de ses équivalents d’eau contre i ou 2 équivalents de base métallique. L’acide tarlrique peut donc former avec les bases deux genres de sels qui sont représentés pqr les formules suivantes :
(MO, HO) = C*Il', (IIM)O'S CH'O'", 2M0 = Cll'M^O”.
On donne aux premiers le nom do tarirntes acides ou bitartrates; on désigne les seconds sous le nom de lartrates neutres. Nous n’entrerons pas ici dans l’élude de ces différents sels, nous n’examinerons que les combinaisons formées par l’acide tarlrique avec la potasse.
Le tartratc neutre se prépare en saturant le sel acide par du carbonate de potasse; il cristallise diflicilemenl.
Il se présente sous la forme de prismes courts dont les faces ont peu d’éclat. Très-soluble dans l’eau, il l’est extrêmement peu dans l’alcool, môme bouillant. Les cristaux sont hémièdres.
Le bitartrate de potasse se dépose souvent dans les vins à l’étal de croûtes dures et épaisses qui constituent le tartre brut. En le soumettant à de nouvelles cristallisations, on l’obtient totalement incolore ; il constitue alors la crème de tartre. Il se dissout dans a4o parties d’eau à 10 degrés et dans i5 parties seulement d’eau bouillante. Il est insoluble dans l’alcool et se dissout facilement dans les acides minéraux concentrés. Ses cristaux sont hémièdres.
Dans les tarlrates d’antimoine le groupement SbO’ joue le rôle d’un équivalent d’hydrogène ou d’un métal monoalomique. Ces sols sont remarquables en ce qu’ils peuvent, de môme que l’acide tarlrique libre, perdre i molécule d’eau présentant alors une composition correspondant à celle de l’acide tarlrique anhydre.
Le bitartrate de potasse dissout une grande quantité d’oxyde d’antimoine ; la dissolution abandonne par l’évaporation des cris- Uiux octaédriques A'emetique.