‹ TruandaillesChapitre 6 sur 13 · LE CUL-DE-JATTE · texte numérisé non relu

LE CUL-DE-JATTE

de l'autre lui administra le célèbre et terrible coup de la fourchette, qui fait sauter les deux yeux.

Il retourna ensuite au Lapin-sans-Queue, où Marie l'attendait pour dîner. Il était tranquille et superbe, et c'est d'une voix sereine qu'il raconta comment il s'était vengé.

Les aminches l'admiraient et le félicitaient, disant :

— C'est crâne et malin. Il a trouvé le vrai joint. 11 la connaît dans les coins. On n'peut pas lui en apprendre, à ce vieux marlou d'père la Bigne. Il a toujours de la retourne.

— Vous n'êtes que des moules, s'écria soudain Marie. Et lui est encore la plus moule des moules. Tas d'andouilles! Alors, vous croyez comme ça qu'parc'que l'môme n'a pus d'zyeux...! Mais c'est à cause de ses yeux, justement, qu' les pantes ne lui donnaient pas. Les pouffiaces de la haute et leurs lanciers en avaient l'taf, de ces yeuxlà. Mais maint'nant qu'il ne les a pus, ses yeux, à lui le pompon pour le ramastiquage des ronds !

Et elle se sauva, après avoir, du seuil, apostrophé ainsi le malheureux père Bi-

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gnard qui en demeura interdit, stupéfait, muet et tout bleu :

— Va donc, eh ! fignon ! Faut-il qu'tu l'sois! Turbine tout seul à c't'heure, ma vieille ! Moi, peau de bastaud ! A partir d'aujourd'hui, c'est l'môme qu'est mon homme. Cul-de- 1 •atte et aveugle, il fera plus que toi, sale . brancroche] '

BOMNF.S FILLES

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