‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 164 sur 412 · S.-H. Gaiger, Journ. of trop. vcLcr. Se, janv · texte numérisé non relu

S.-H. Gaiger, Journ. of trop. vcLcr. Se, janv

SURRA 369

rinde incriminent des mouches qu'ils appellent burra dhang {Tabaniis tropicus et T. lineola) d"ôtre les propag-atrices de la maladie.

Griffith Evans, après sa découverte du parasite, considéra également comme possible l'inoculation de la maladie à un animal sain par ces taons venant de piquer un animal malade.

En 1888, Kay Lees (cité par Lingard), étudiant la maladie dans les Naga-Hills, au nord-est de l'Assam, incrimina la mouche tsétsé dont l'existence aux Indes est tout à fait improbable.

Dans son rapport de 1894, Lingard énumère ainsi qu'il suit les causes du surra dans l'Inde ': 1" eau de boisson fortement souillée à la fin de la saison chaude; 2" herbes souillées provenant de localités inondées; 3" ingestion, avec le grain, d'excréments de rats et de bandicoots; 4" chez les chiens de chasse, l'ingestion de viande d'animaux atteints de surra; chez les chiens terriers, la destruction des rats malades.

Dans un autre rapport, postérieur à la découverte par Bruce du rôle de la tsétsé dans la transmission du nagana, Lingard fait une place aux mouches piquantes dans les modes de propagation du surra. mais sans rien abandonner de ses autres conceptions.

Dans un remarquable mémoire publié en 1901 \ L. Rogers montre que les mouches de cheval de l'Inde peuvent transmettre le surra au chien et au lapin, quand elles ont piqué depuis peu un animal infecté de cette maladie ; il fait remarquer que les cas latents de surra des bovidés doivent servir souvent comme source d'infection. Rogers réfute avec d'excellents arguments les opinions émises par Lingard sur l'infection au moyen d'eau ou d'aliments souillés, en particulier par les excréments de rats.

Les expériences de Lingard sont entachées d'une cause d'erreur grave, attendu qu'elles ont été faites dans une zone où le surra est endémique et qu'aucune précaution n'a été prise pour garantir les animaux contre les mouches piquantes.

A Java en 1901 on remarqua, pendant Tépizootie de surra, dans les étables et autour des animaux malades, une grande abondance de mouches. La présence de trypan. fut constatée chez des mouches recueillies sur des bœufs malades. Quelques gouttes du liquide pris dans ces mouches, inoculées à un lapin, produisirent l'infection caractéristique, le lapin succomba au surra au bout de quatre semaines. L'expérience répétée avec des mouches prises sur des chevaux malades donna les mêmes résultats.

Une grosse mouche de cheval (probablement un Tabanus)co\ovée en rouge ou de teinte roussâlre, très commune à Java, joue peut-être un rôle dans la propagation du surra chez les chevaux, mais cette

Page 1