Liverpool School of trop, med., 1905, Méni. XVI
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piquer par des mouches qui avaient sucé le sang d'animaux malades.
Lignières constate que St. calcitrans est très répandu dans les régions où règne le caderas. mais il ajoute qu'il n'a jamais observé de contamination par cette mouche dans les infirmeries où des chevaux atteints de caderas étaient mélangés à des chevaux sains ou atteints d'autres maladies, et dans lesquelles les taons et les St. calcitrans abondaient.
Une épizootie de caderas qui régnait au Paraguay dans une propriété, ne s'est pas étendue à une propriété voisine qui n'était séparée de la première que par une barrière en fils métalliques (Elmassian et Migone).
Le seul fait sur lequel les observateurs soient d'accord, c'est que les carpinchos (Hydrochœriis capibara), très abondants au Paraguay et dans le Ghaco argentin, sur les bords des petits cours d'eau qui arrosent les champs d'élevage, sont la source à laquelle l'agent de transmission vient probablement puiser le virus.
Les carpinchos sont atteints, de temps à autre, par une épizootie; ils se jettent alors sur les rives des cours d'eau pour y mourir. Quand les fermiers du Paraguay trouvent des cadavres de carpinchos dans leurs pâturages, ils peuvent prévoir que le caderas sévira prochainement sur les chevaux. Il n'est pas possible de ne pas être frappé de l'analogie qui existe entre cette mortalité des carpinchos précédant les épizooties de caderas, et la mortalité des rats précédant des épidémies de peste. Elmassian qui nous a signalé ces faits' a recherché vainement des carpinchos infectés spontanément de caderas, mais il faut dire qu'il est très difficile de se procurer des carpinchos vivants.
Migone a pu étudier la maladie chez les carpinchos au cours d'une grave épizootie qui a régné sur ces rongeurs, au mois d'avril 1910, dans une localité appelée Salado. à 7 km. d'Assomption*.
Chez ces animaux le symptôme principal est, comme chez les chevaux, la paralysie presque complète du train postérieur; les carpinchos ne se soutiennent plus que sur les pattes de devant; ne pouvant plus rester dans l'eau, ils se réfugient dans des endroits secs où ils succombent. Quelques-uns présentent des œdèmes sous-cutanés ou de la kératite. Ils sont couverts de tiques; les taons et les moustiques les piquent avec acharnement.
Migone a constaté, la présence des trypan. dans le sang des carpinchos malades.
A l'autopsie, la rate et les ganglions lymphatiques ont été trouvés hypertrophiés; la moelle épinière et le liquide cérébro-spinal ne présentaient aucune altération macroscopique.
i. Lettre du 24 décembre 1903.