‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 243 sur 412 · Nocard, C. R. Acad. Sciences, t. GXIV, 1892, p · texte numérisé non relu

Nocard, C. R. Acad. Sciences, t. GXIV, 1892, p

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Mais il n'en est pas toujours ainsi; et on a observé des dourines du chien chez lesquelles il était impossible de mettre des parasites en évidence.

On constate des arthrites avec épanchement, des troubles oculaires (opacités cornéennes et cristalliniennes, conjonctivite purulente et kératite ulcéreuse avec hypopion).

La fièvre est toujours continue (SO-^ à 40°). Chez les animaux très résistants, au bout de 3 à 4 semaines, la température s'abaisse entre 38%3 et 38%9.

Il y a toujours des périodes de mieux, mais ces améliorations ne sont que passagères, l'issue étant presque toujours fatale. Pourtant Nocard a vu des chiens guérir après avoir été extrêmement malades.

La période d'état dure un mois en moyenne. Parfois la mort survient brusquement, le malade étant fiappé de paralysie. Le plus souvent, l'amaigrissement devient extrême : l'animal représente un vrai squelette ambulant; il finit par ne plus manger; au moindre effort, sa respiration prend un caractère dyspnéique. La mort est subite, due probablement à une syncope.

Chez les chiens infectés avec le sang de chèvre (v. infra), Mesnil et Rouget ont vu 4 fois sur 5 survenir la cécité.

D'après Uhlenhuth, Hubener et Woithc, l'infection des chiens dure quelques mois et est généralement accompagnée de troubles oculaires conduisant à la cécité.

Zwick et Fischer ont vu deux chiens succomber en 2 et 3 mois; celui qui a résisté 3 mois a présenté de Texophthalmie et des trypan. ont été trouvés dans le globe oculaire; ils y sont même restés vivants 5 jours après la mort.

Pease a montré que le chien indien (chien « paria ») est particulièrement réfraclaire à la dourine. De (5 animaux inoculés avec des produits virulenls, un seul s'est infecté; une chienne a montré un écoulement vaginal, renfermant des parasites, au bout de G9 jours Dans d'autres cas, Pease a observé une multiplication des trypan. dans l'œdème du point d'inoculation, ou dans ceux développés en d'autres régions du corps; la ponction des ganglions voisins du lieu d'inoculation peut être aussi positive. Mais on ne décèle pas la présence de trypan. dans le sang, môme en l'inoculant au lapin.

Singes. — D'après Nocard, macaques et ruminants de toute espèce sont réfractaires à la dourine. Mesnil et Rouget ont réussi à infecter un gros Macacus cijnomolgus {= Cynomolyus fascicularis) en lui injectant sous la peau du ventre du sang dilué de souris renfermant des trypan. origine Rouget 1904.

Inoculé le 28 février 1905, ce singe montre des trypan. le 7 mars. Le tableau ci-joint donne à la fois la marche de la température et celle de l'infection pendant les 3 premiers mois de la maladie.

L'infection a procédé par poussées successives et a été assez intense.

Pour la plupart des poussées, il y a des rapports très nets avec les élévations thermiques. A partir du 15 mai, l'examen du sang a été constamment négatif, sauf une fois le 3 juin. Dans le courant de juin, le poids est revenu au chiffre initial (2 570 gr.)

Le singe a succombé le mois suivant (23 juillet), certainement à une affection autre que la trypanosomiase; le sang pris la veille de la mort et inoculé à un cobaye à la dose de 2 ce, 5, ne l'a pas infecté.

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Fig. LXXV.

Tracé thermométrique et variation des trypan. chez le Cynomolgus, inoculé le -28 février 1905 (d'après Mesnil et Rouget).

Le macaque, qui a passé par une infection trypanosomique sévère, a donc guéri.

Ruminants. — Les recherches de ces dernières années ont montré que, de même que les singes, les divers ruminants peuvent contracter des infections à la suite de l'inoculation du Tr. equiperdum.

Mesnil et Rouget* ont fait connaître Thistoire de 2 caprins et d'un bovidé. Celle d'une chèvre, dont rinfection a duré près de 2 ans, est particulièrement intéressante.

Le tracé ci-contre montre que la période fébrile, nettement caractérisée, a été relativement courte ; elle a duré un mois environ. 11 montre aussi que des trypan. ont été vus, à l'examen direct du sang, non seulement au début de linfection, mais encore au cours du second mois.

Après 6 mois d'infection assez intense (les souris inoculées avec 1/2 ce. de sang s'infectent vite; le poids tombe de 34 kg. à 25 kg. 500), la chèvre a paru guérie; l'état général était excellent; le poids avait augmenté et,

1. Mesnil et Rouget, l. c. ; Mesnil, Bull. Soc. Palh. exol., t. III, juill. 1910, p. H79.

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à la lin de la 1''' année, avait dépassé de 6 kg. le chiffre initial; les souris

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