V. S Va ï
et les rats, inoculés avec de petites quantités de sang, ne s'infectaient
plus; mais les chiens, inoculés avec 20 ce. de sang, montraient des trypan., à la vérité après une longue incubation.
La seconde année, la chèvre, tout en continuant à avoir un sang pauvre en trypan., a maigri de nouveau : de 40 kg., son poids est tombé, en 6 mois, à 28 kg. 500; à la même époque (18" mois), la chèvre a eu une période de cécité qui a duré environ 2 mois. Un chien, inoculé au cours du 19'' mois, ne sest pas infecté: en revanche, un autre chien, fait à la fin du 20'" mois, s'est infecté. Mais le poids de la chèvre s'élève : le 17 février 1907, il atteint même passagèrement 41 kg.
Au bout de 2.3 mois et de 26 mois, le sang de la chèvre n'infecte plus le chien.
Ces constatations établissent la guérison. Une réinoculation n'est pas suivie d'infection : un chien et deux souris inoculés 12 jours après ne s'infectent pas.
Chez un bouc, inoculé avec un autre virus, l'infection a été très peu intense : une souris inoculée avec 1/2 ce. de sang, au bout de 25 jours, ne s'infecte pas; mais une série de cobayes sont infectés avec le sang du bouc. La dui^^e de l'infection est d'environ 6 mois. Le bouc a l'immunité, non seulement pour le virus homologue, mais encore pour celui qui avait servi à infecter la chèvre'.
Malgré sa très légère infection, le bouc a été sérieusement affecté. Il s'agissait d'un jeune chevreau de 2-3 mois au moment de l'inoculation; or, pendant plusieurs mois, il n'a augmenté ni de poids ni de taille.
Enfin, une vache bretonne inoculée à Alfort par Vallée avec le virus Rouget, a montré la poussée thermique initiale, si caractéristique de la trypanosomiase des ruminants; 6 jours après l'inoculation, des parasites ont été facilement visibles dans le sang. Ce sang est resté infectieux pendant 3 mois au moins. La guérison a été accompagnée d'immunité.
Ces résultats ont été confirmés en Allemagne. Uhlenhuth, Hûbener et Woithe, avec un virus algérien, ont infecté un bovidé qui a montré des trypan. dans son sang, à l'examen microscopique, durant une quinzaine de jours. L'animal paraît avoir guéri et acquis l'immunité.
Avec leur virus de la Prusse orientale, Zwick et Hscher ont obtenu d'intéressants résultats.
Le cas des deux moutons infectés par les auteurs mérite surfout de retenir l'attention par l'existence, au cours de la maladie, de véritables plaques cutanées dont l'exsudat sanguinolent montre des
1. Ces deux virus sont respectivement ceux de Schneider et Buiïard (pour le bouc), et de Rouget (pour la chèvre). Leur identité spécifique se trouve ainsi confirmée expérimentalement.
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trypan. à Texamen direct, alors que le sang- n'en montre pas; ces moutons ont aussi présenté des symptômes (œdèmes et inflammation) du côté des organes génitaux. Dans le sang, les trypan. ne sont décelables que par l'inoculation du centrifugat à des souris, ou encore par une méthode d'ensemencement en bouillon dont nous parlons plus loin. Amaigrissement passager, considérable chez un des animaux; probablement guérison.
Une chèvre inoculée n'a pas montré de symptômes cliniques; l'examen direct a toujours été négatif; un centrifugat de sang a infecté les souris; l'essai n'a pas été renouvelé.
Une génisse s'est aussi infectée : accès fébrile au début avec trypan. vus à l'examen direct; plus tard, deux périodes d'inflammation des muqueuses génitales; inoculation positive des centrifugats.
Porc. — Uhlenhuth et ses collaborateurs ont infecté un porc; mais les trypan. n'ont jamais été visibles à l'examen microscopique. Le porc a guéri vite et acquis l'immunité.
Oiseaux, etc. — « Les Oiseaux (poules, pigeons, moineaux) et les chauves-souris sont réfractaires, quels que soient le mode d'inoculation et la quantité de trypan. introduits dans l'organisme. Des poules et des pigeons, refroidis par les procédés habituels, ont montré une immunité absolue...
« Les animaux à sang froid (couleuvres, lézards, grenouilles) ne sont pas réceptifs. Des grenouilles placées à Tétuve à 37°, ont été inoculées à plusieurs reprises dans le sac lymphatique dorsal, jamais le parasite ne s'est multiplié; on n'en retrouvait plus trace après 36 heures. » (Rouget).
Yakimoff et Nina Kohi ' ont inoculé à 4 poules du sang de cobaye renfermant le trypan, de la dourine. 2 sous la peau, 2 dans la veine de l'aile. Seulement une (des 2 de la première catégorie) s'est infectée : son sang s'est montré infectieux pour la souris 10 jours et 46 jours après l'inoculation du virus.
§ 4. — Étude du Trypanosoma equiperdum.
Entre lame et lamelle, dans le sang frais, le trypan. de la dourine ressemble aux trypan. pathogènes du type Euansi-Brucei; comme eux, il ne se meut guère que sur place. Néanmoins, on peut observer assez facilement des mouvements de translation, tantôt et le plus souvent avec l'extrémité flagellée en avant, tantôt au contraire avec cette extrémité en arrière.
Dans les préparations faites avec la sérosité sanguine de chien ou
1. Yakimoff et N. Kohl, Centralbl. f. Bakter., I, Origin., t. XLYII, août 1908, p. 483. LA.VERAN et Mesnil. — Trypanosomes et Trypanosomiases. 37
de cheval, fixées et colorées par notre procédé ordinaire, on a les aspects représentés par la figure LXXVII. Le centrosome est toujours très net et resserable tout à fait à celui des Tr. Brucei et Evansi. La membrane ondulante est à peu près aussi plissée que chez ces derniers trypanosomes. Il n'y a également rien de particulier à noter du côté du noyau qui occupe une position sensiblement médiane. La partie libre du flagelle a la même longueur que chez Tr. Brucei. L'exti'émité postérieure apparaît assez variable de forme. Il n'est pas rare d'avoir des aspects à deux pointes, comme dans la figure LXXVII