A. Laveran, Soc. de pathol. exotique, 14 février
La figure CV (p. 721) reproduit le tracé thermométrique du mouton. Dans les 2 cas, la maladie s'est terminée par la mort, en 34 jours chez le bélier, en 44 jours chez le mouton.
J.-G. Thomson a montré que l'évolution des infections produites par Tr. rhodesiense est très différente de celle des infections produites par Tr. Brucei\
Il est certain que Tr. rhodesiense ne doit pas être identifié à Tr. Briicei.
Tr. rhodesiense présente une assez grande ressemblance, au point de vue morphologique, avec Tr. Pecaudi. Les formes courtes et trapues du Tr. Pecaudi ont quelquefois un noyau postérieur^, comme les formes similaires du Tr. rhodesiense; cette particularité a été observée par Wenyon 36 fois sur 1 138 trypan.; Laveran et Nattan- Larrier ne l'ont notée, à un degré bien caractérisé, que 1 fois sur 1 573 trypan. examinés, dans une préparation de sang de souris infectée par le Tr. Pecaudi.
Tr. rhodesiense est plus polymorphe que /'/'. Pecaudi; les formes courtes et trapues du Tr. Pecaudi sont en général plus larges que celles du Tr. rhodesiense; Tr. rhodesiense est plus virulent, pour les chèvres et les moutons notamment, que Tr. Pecaudi; la maladie du sommeil est très rare ou même inconnue, dans des régions où la baleri règne avec intensité; des souris guéries de l'infection à Tr. rhodesiense n'ont pas l'immunité pour le Tr. Pecaudi (Mesnil et Léger).
§ 9. — Modes d infection.