L. Friedrich, Arch. f. Protistenkunde
8. Howard Crawley, Studies on blood a. blood parasites, U. S. Dep. of Agriculture, Bureau of animal Industry, octobre 1909, Bullet. 119.
' TRYPANOPLASMES DES POISSONS 923
escargot au moment de la copulation, sans hôte intermédiaire, appartient au même genre que les trypanopl. qui vivent dans le sang des poissons et qui accomplissent une phase de leur évolution dans les sangsues, agents de leur transmission. A côté du genre Cryplobia, il y a place, ce nous semble, pour le genre Trypanoplasnia ; ce dernier nom est d'ailleurs consacré par l'usage.
Walker a décrit, sous le nom de Trpl. rame, un flagellé obtenu dans une culture faite avec le contenu intestinal d'une grenouille R. palustris^^ et Ed. Hesse, sous le nom de Trpl. vaginalis, un flagellé qui se rencontre presque toujours dans les organes génitaux mâles de la sangsue médicinale, Hirudo medicinalis L., et de Aulastomum gulo Braun^.
Dans le chapitre xxxv nous nous occuperons des trypanopl. des Invertébrés.
§ 2. — Caractères généraux des Trypanoplasmes.
Ce que nous avons dit dans la Partie générale de cet ouvrage (chap. III, IV et vi) des caractères généraux des trypanoplasmes, de leur morphologie et de leur place dans la classification, nous permettra d'être ici très brefs.
Nous rappellerons que le genre Trypanoplasma, Lav. et Mesn., 1901, peut être défini comme il suit (p. 103) : Flagellés à corps allonge\ très déformable, souvent courbé en arc, présentant tout lé long du bord convexe une membrane ondulante dont le bord épaissi se prolonge en arrière par un flagelle et se recourbe en avant pour aboutir à r extrémité antérieure d'une masse qui a la grosseur et, jusqu'à un certain point, la structure du noyau principal, situé en regard d'elle, le long du bord convexe. De la même masse, part un flagelle antérieur libre. Probablement divisions longitudinales binaires égales.
Les trypanopl. se distinguent donc très nettement des trypan. que nous avons étudiés jusqu'ici.
Examinés dans le sang frais, les trypanopl. sont animés de mouvements très vifs ; ils ne se pelotonnent pas sur eux-mêmes comme font les trypan. des poissons; le corps subit des déformations semblables à celles des amibes, en même temps que des déplacements commandés par la membrane ondulante et les flagelles.
Dans les mouvements de progression, le flagelle qui se détache immédiatement du centrosome est dirigé en avant, tandis que celui qui ne devient libre qu'après avoir bordé la membrane ondulante