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Eo. Hesse, Acad. des sciences, 22 août

924 TIIYI'ANOSOMES ET TRYPANOSOMIASES

est dirigé en arrière, contrairement à ce qu'on observe chez les trypanosomes.

Chez un même poisson, on trouve souvent des trypanopl. qui présentent, au point de vue des dimensions, de grandes différences; à côté d'éléments de grande taille, on rencontre des éléments de moyenne ou de petite taille. D'après Keysselitz, les éléments de grande taille seraient des gamètes ; les gamètes mâles auraient un centrosome bien développé et un noyau relativement petit; le contraire s'observerait chez les femelles. On doit se demander s'il ne s'agit pas simplement de stades différents de l'évolution du parasite; Minchin qui a étudié avec soin cette question ne se prononce pas.

D'après Keysselitz, la masse chromatique d'où partent les flagelles (centrosome) comprend de la vraie chromatine et de la plastine. ce qui constitue un argument de plus en faveur de la nature nvicléaire de cette formation.

Minchin constate que le kinétonucléus (centrosome) des trypanopl. est beaucoup plus grand que celui des trypan. et qu'il se colore uniformément, sans qu'on puisse distinguer, même par le procédé de l'hématoxyline au fer, aucun détail de structure.

On voit souvent au voisinage du kinétonucléus, à la naissance des flagelles, 2 corpuscules qui se colorent comme les flagelles et qui, d'après Minchin, sont des blépharoplastes.

D'après Keysselitz, le noyau serait décomposable en un caryosome central et 8 granules chromatiques unis à la masse centrale par des filaments de même nature (fig. CLXII, 2). La division se ferait par pseudo-mitose; la masse centrale s'étirerait, puis se segmenterait, chacun des granules se divisant en deux.

Il résulte des recherches de Minchin que la structure du noyau est la même que chez les trypan. ; la membrane trophonucléaire est seulement moins apparente chez les trypanopl. que chez les trypan. On distingue dans le noyau, après coloration à l'hématoxyline au fer, un ou plusieurs caryosomes. Minchin n'a pas vu les chromosomes signalés par Keysselitz.

On ne voit pas de myonèmes dans le protoplasme (Minchin).

Brumpt a signalé l'existence de granulations de pigment chez le trypanopl. de Cottus gobio, Trpl. Guernei.

La cuticule des trypanopl. est très mince, ce qui explique la facilité avec laquelle leur corps se déforme.

L'infection des carpes, tanches et brèmes par les trypanopl. présente, d'après Keysselitz, une certaine périodicité ; c'est pendant les mois chauds de l'année qu'on observe les trypanopl. en plus grand nombre dans le sang de ces poissons; les poissons avec œufs mûrs, ou en voie de maturité, seraient peu ou pas parasités; après la ponte, les flagellés deviendraient abondants.

TllYPANOPLASMES DES POISSONS 9i»

Plusieurs observateurs ont signalé des états pathologiques chez des poissons infectés par des trypanoplasmes.

Marianne Plehn a constaté que les carpes infectées par Trpl. cyprini se reconnaissaient à la pâleur des branchies et Hofer a émis Topinion que ce trypanopl. avait pu être la cause de certaines épizooties des carpes, observées en Allemagne.

Les trypanopl., lorsqu'ils abondent dans le sang des vairons, produisent une anémie profonde; le poisson, pâli et enflé, se tient immobile dans Teau, et finit par mourir (Léger).

D'après Keysselitz, un certain nombre de poissons succombent à l'infection produite par les trypanopl. Le symptôme principal est l'anémie qui se traduit par la pâleur des branchies. A l'autopsie, on constate l'existence de sérosité dans le péritoine, d'œdèmes et parfois d'une péricardite.

Les travaux de Léger, de Brumpt, de Keysselitz et de Muriel Robertson, résumés plus loin, ont établi le rôle des sangsues dans la transmission des trypanoplasmes.

La technique pour l'étude des trypanopl. est la même que celle qui a été indiquée pour l'étude des trypan. des poissons (voir p. 887); la fixation des trypanopl. est plus difficile à obtenir, dans de bonnes conditions, que celle des trypan. ; les frottis de sang, encore humides, seront exposés aux vapeurs d'acide osmique, puis fixés çi l'alcool absolu (une heure au moins). La coloration au Laveran ou au Giemsa est aussi plus difficile que celle des trypanosomes.

§ 3. — Description des espèces.

Nous décrirons : 1° les trypanopl. sanguicoles des Poissons européens; 2° les trypanopl. sanguicoles des Poissons exotiques; 3° les trypanopl. trouvés dans les voies digestives de quelques Poissons marins.

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