ID., C. /?. Soc. Biologie, t. LXI, 1906, p
D'après Prowazek*, la vitalité des trypan. serait assez notablement augmentée par l'adjonction au sang frais d'une trace d'une solution de HCl à 0.3 p. 100; il a ainsi conservé vivants une semaine, à la glacière, des Tr. equinum. Les 2 premiers jours même, ils se divisent; certaines de ces divisions, très anormales, sont curieuses, en ce sens qu'on voit se séparer seulement un filament bordant ou bien un trypan. très mince. Prowazek explique le rôle de l'acide par son pouvoir de précipitation des solutions colloïdales de lécithine, pouvoir qu'il exerce sur la membrane des trypanosomes.
Au-dessous de 0°, dans un milieu congelé, les trypanosomes montrent une certaine résistance ; mais, très rapidement, il y en a qui meurent, et cela d'autant plus vite que la température est plus basse. Par exemple Jiirgens a vu que le Tr. Lewisi placé deux heures à — 17° n'est plus virulent; dans des conditions à peu près analogues, nous avons encore trouvé une minorité de trypanosomes bien mobiles, qui se sont montrés très infectieux pour le rat.
Au bout d'un quart d'heure de contact avec l'air liquide ( — IDl*"), tous les trypanosomes que nous avons mis en expérience (trypan. pathogènes variés et Tr. Leivisi) se sont encore montrés virulents : à la vérité, l'immense majorité avait péri et il ne subsistait que quelques rares individus mobiles. Après une heure un quart de contact (en 2 fois), le Tr. Leivisi a encore infecté un rat; mais le sang à Tr. dimorphon n'était plus infectieux après une heure de contact, bien que nous y ayons encore trouvé des individus mobiles. Après vingt-quatre heures de contact, les Tr. Leivisi et dimorphon étaient tous détruits complètement ou mis en boules; ni l'un ni l'autre ne s'est montré virulent^. ,^.
Action des solutions non isotoniques. — L'eau distillée ou l'eau ordinaire sont très nocives pour les trypan. qui gonflent, se déforment et meurent rapidement. Le meilleur moyen de détruire les trypan. d'une goutte de sang qu'on vient d'examiner est de la jeter dans un cristallisoir rempli d'eau.
Nous extrayons du travail bien documenté de GœbelMes résultats suivants.
Dans toutes les expériences, 1 goutte de sang de cobaye riche en Tr. Briicei est ajoutée à 1 ce. de la solution saline à essayer.
Dans les solutions fortes, les trypan. sont immobilisés immédiatement et perdent leur virulence, mais conservent leur forme en se ratatinant et en devenant plus réfringents. Dans les solutions