Id., ibid., t. LXVII, 1909, p
tels que ceux représentés dans la figure XXVIII, en 1, à un très fort grossissement. Ces trypanosomes s'allongent, se divisent longitu-
Fig. XXVII. — Transformation d'un ookinète d'hématozoaire endoglobulaire EN TRYPANosoME (d'après Schaudinn).
dinalement (fig. 2), forment souvent des couples unis par leurs extrémités postérieures (fig. 3) et en ligne droite*. Ils peuvent à cet
7 ^ÎÎT^ ■ 8
Fig. XXVIIl. —Passage des trypanosomes aux spirochètes (d'après Sciiaudinn).
état continuer à se diviser (fig. 4 et 5). Il y en a de toutes tailles (fig. 2 et 3, 6 à 8) et certains sont si petits qu'ils ne sont reconnais-
1. En raison do la ténuité de ces trypanosomes, de leur faculté de se mouvoir inditTércmment dans un sons ou dans l'autre quand ils sont par couples, on a l'impression d'avoir affaire à des spirochètes et Schaudinn avait d'abord conclu à dos relations do parenté étroite entre trypan. et spirochètes. Mais il s'est ensuite rendu compte des différences et, dans une de ses dernières notes (voir Deutsche, mediz. IVoch., oct. 1905, p. 1665), il est revenu sur sa première opinion.
Lavkran et Mesnil. — Trypanosomes et Trypanosomiases. 8
lU TftYPANOSOMES ET TRYPANOSOMIASES
sables au microscope que quand ils sont agglutinés en l'osaces (fig. 8) et on conçoit facilement, dit Schaudinn, qu'ils peuvent traverser les filtres Chamberland.
Les trypanosomes dérivés des ookinèles de la première espèce {Hœmoproteus noctiiœ) se multiplient aussi chez le moustique. Dans un cas comme dans Fautre, on observe ces flagellés dans les diverses parties de l'estomac, puis dans le colon; amenés par le vaisseau dorsal dans le cou de l'insecte, ils passeraient par efl'raction dans la trompe et seraient inoculés à l'oiseau sous la forme trypanosome.
Dans le sang de l'oiseau, on retrouve ces divisions longitudinales sous la forme trypanosome ; mais il y aurait en plus des périodes de croissance endoglobulaire, durant € jours dans le cas des Hœmoproteus (avec, pendant la nuit, des intervalles de liberté dans le plasma sous la forme trypanosome) et produisant finalement de grosses formes trypanosomes susceptibles de se rediviser longitudinalement avec une énergie nouvelle. Enfin, certaines formes endoglobulaires perdent tout caractère trypanosome, affectent des caractèi'es sexués et deviennent les macrogamétes et microgamétoblastes bien connus des Ilalleridiiim. Les microgamétes sont représentés avec une structure de trypanosome.
Des faits de même ordre sont décrits pour le Leucocytozoon Ziemanni.
Pour Schaudinn, les trypanosomes représentent donc la forme de multiplication asexuée, par division binaire longitudinale, des hématozoaires e'ndoglobulaires en question, aussi bien chez le moustique que chez l'oiseau.
Les faits avancés par Schaudinn, et qui n'ont malheureusement pu être exposés en détail par le regretté savant, ont été acceptés sans réserve et sans critique par les uns, sous réserve de vérification par les autres.
Depuis 1904, un certain nombre de savants se sont attachés à reproduire les résultats principaux du Mémoire de Schaudinn.
Edm. et Et. Sergent*, les premiers, ont signalé quelques faits, portant sur Halteridium noctufe, favorables à la thèse de Schaudinn : seuls les moustiques nourris avec du sang renfermant des Halteridium ont montré des flagellés dans leur tube digestif.
Novy et Me Neal '\ dans leur étude d'ensemble sur les trypan. d'oiseaux et la culture de ces flagellés, se sont préoccupés d'une vérification des vues de Schaudinn. Tous leurs essais ont été infructueux. Chez une même espèce d'oiseau, il n'y a aucun rapport entre la présence et la fréquence des trypan. et deshémocytozoaires;
1. Edm. et Et. Sergent, Congr. intern. de Zoologie, Berne, 1904, et G. R. Soc. Biologie, t. LVIII, 1905, p. 57.
2. Novy et Me Neal, Joiirn. of inf. Dis., t. II, 1905, p. 256.
le même trypan. peut se trouver ou bien seul ou bien avec des cytozoaires ne donnant pas de cultures de trypan., alors même que les gamètes à maturité sont très abondants. Les injections de cultures de trypan. ne donnent jamais de cytozoaires; mais il faut ajouter qu'elles ne donnent généralement pas non plus de trypan.
De plus, les savants américains ont insisté sur les causes d'erreur que comportent les observations et expériences de Schaudinn, tant du fait de trypan. présents dans le sang et capables de se développer chez le moustique que de flagellés propres à cet insecte.
De son côté, Thiroux ' n'a pu établir aucune relation génétique entre le trypan. et ï Ilalteridium du padda.
Les faits, d'ordre négatif, apportés par les savants que nous venons de citer, prouvent au moins que les organismes ayant des cycles aussi compliqués que ceux tracés par Schaudinn, sont rares chez les Oiseaux.
Dans ces dernières années, quelques travaux contirmatifs ont paru. A Berlin, Rosenbusch - a obtenu des cultures sur milieu Novy en ensemençant le sang (['Athene noctua contenant des Hsemoproteus noctuœ et des Leucocytozoon Ziemanni. Les deux Flagellés qu'il obtient ainsi ont, d'après lui, respectivement les caractères cytologiques des deux hématozoaires endoglobulaires.
Mais c'est surtout Martin Mayer^ qui, à Hambourg, s'est préoccupé de vérifier Schaudinn en opérant sur une espèce très voisine à'Hvem. noctuœ, qu'il a trouvée chez la chouette Syrnium aluco. Il a obtenu, par ensemencement du sang, des cultures de flagellés sur milieu Novy et il s'attache à établir que ces flagellés dérivent bien des Hœmoproteus; il a obtenu des résultats positifs en ensemençant de très petites quantités de sang dans lesquelles l'examen minutieux en goutte pendante n'avait pas révélé de trypan. et il a assisté à l'apparition des flagellés dans du sang (mélangé à l'eau de condensation du milieu Novy, et conservé entre lame et lamelle) qui auparavant ne montrait aucune trace de trypanosoraes. L'exemple de Mijajima, avec les flagellés des bovidés, est là pour commander la réserve. Malgré ses eflbrls, Mayer n'a eu que peu de stades de passage entre les Hœmoproteiis et les flagellés des cultures ; il signale, chez certains d'entre eux, les grains alcaiinophiles qu'il regarde comme caractéristiques de son hématozoaire endoglobulaire.
Les cultures réussissent particulièrement bien; elles s'étendent même à la surface de la gélose. Les flagellés ont la forme crithidienne.