Brumpt, C. R. Soc. Biologie, t. LXV, juin 1908, p
été le cas pour les rats infectés de Tr. Leivisi ou de Tr. equiperdurriy les cobayes infectés de Tr. Bnicei ou de Tr. Evansi, placés par R. Ross et Williams * dans une chambre froide dont la température oscillait au voisinage de 0°.
Les températures élevées (au voisinage de 40°), nocives in vilro pour les trypan. pathogènes, n'agissent pas sur ces organismes lorsqu'ils se trouvent dans la circulation des animaux, par exemple du cobaye. C'est ce que Bouffard, dans des expériences restées inédites, a constaté en se plaçant dans des conditions expérimentales (48 h. à Tétuve à 37°) analogues à celles de Vincent pour le tétanos ou de Remlinger pour la rage. La température rectale des cobayes atteiginait 41°. La mort de ces animaux pouvait survenir; leurs trypanosomes restaient nombreux dans la circulation.
L'état de santé des hôtes influe souvent sur la marche de l'infection. Mais l'action peut être diamétralement opposée suivant les cas.
Certaines infections, particulièrement les infections bactériennes. paraissent antagonistes des trypanosomiases : les flagellés disparaissent de la circulation des animaux qui peuvent succomber à la maladie intercurrente en ne montrant pas de trypan. à l'examen du sang qui parfois n'est même plus infectieux. Ce, sont des faits que l'on observe souvent dans les expériences de laboratoire, et en particulier chez les animaux qui servent à la conservation des virus, que l'on est ainsi exposé à perdre.
Schein ^, chez une chienne infectée avec le trypan. du surra. de l'Annam. a vu les trypan. disparaître de la circulation alors que les bactéridies charbonneuses y faisaient leur apparition.
AUain et Trautmann ^ attribuent à une pneumonie intercurrente la disparition des trypan. chez deux malades du sommeil.
Thomas et Breinl * ont cherché à reproduire expérimentalement cet anlagonisme en employant diverses bactéries; ils n'ont obtenu qu'un certain relard dans l'évolution de la trypanosomiase. Nissle \ auparavant, avait vu que l'injection intrapéritonéale d'une culture de prodiyiosLis est capable de faire disparaître les trypan. d'un rat infecté de nagana.
En revanche. Rodet, Mlle Rubinstein et Bader ^ n'ont pas obtenu de modification des trypanosomiases par les injections bactériennes : injections de bac. d'Eberth ou debact. charbonneuse chez les cobayes naganés, injection intraveineuse de staphylocoque chez les chiens,
1. R. Ross et G. L. Williams, Ann. of trop. Med. a. Parasit., t. IV, 1910, p. 22.").