Krause et Weber, BerL klin. Woch., 1907, n
0. Ehrlich, Berl. klin. Woch., 4-23 mars, 1907; Rôhl, Zeitschr. f. Imm. forsch., t. I, 1910, p. 70.
6. W. Thomas, British mcd. Journ., 27 mai 1903, p. 1140; — Thomas et Breinl, Liveroool Sch. of trop. Med., mém. XVI, 1905.
dents. Le premier, Ayres Kopke ' essayait ce médicament dans le traitement des hommes atteints de maladie du sommeil; son exemple était rapidement suivi.
Mesnil et Nicolle, qui avaient eu, de leur côté, l'idée de s'adresser à l'atoxyl. établissaient, par des expériences de laboratoire, la valeur comparée de ce médicament, et, avec Aubert, montraient sa supériorité dans les infections à Tr. gambiense-.
En 1907, les arsenicaux inorganiques, délaissés depuis les premières recherches de thérapeutique expérimentale, revenaient en faveur avec les recherches de Lœffler et Ruhs ^ sur le traitement des cobayes naganés par l'acide arsénieux, et celles de Laveran et Thiroux* sur le traitement des cobayes surrés par le sesquisuUure d'arsenic, ou orpiment, introduit pour la première fois dans la thérapeutique des trypanosomiases.
L'étude des arsenicaux organiques, si bien inaugurée avec l'atoxyl, a surtout été poursuivie sous la direction d'Ehrlich; après avoir fait établir, par Bertheim, la véritable composition de l'atoxyl ° (c'est le sel sodique de l'acide paramidophényl arsénique : NH-. CH'. AsO. OH. ONa), il a fait préparer toute une série de corps de réduction et de substitution dont 3 surtout sont à retenir : l'arsacétine ou atoxyl acétylé : CH». CO. NH C«=H* AsO. OH. ONa; l'arsénophénylglycine : COONa. GH^ NH. C"H^ As = As. C"H* NH CH^ COONa, et enfin le salvarsan, préparation 606, qui est le dioxydiamido arsénobenzol*'.
Le 1"' de ces corps ne s'est montré supérieur à l'atoxyl que dans le traitement des petits animaux de laboratoire. Le second est, comme nous le verrons, surtout remarquable par son énergique pouvoir stérilisant. Enfin, le salvarsan. actif aussi dans les trypanosomiases, a surtout trouvé son emploi dans d'autres maladies.
L'antimoine est si apparenté chimiquement à l'arsenic que des recherches devaient être tentées avec les composés de ce métalloïde. G^est ce qu'ont fait Plimmer et Thomson", Mesnil et Brimont*