‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 92 sur 412 · Kopke, XV' Congrès inteni. de Médecine, Lisbonne, litOG · texte numérisé non relu

Kopke, XV' Congrès inteni. de Médecine, Lisbonne, litOG

2. Mesnil et Nicolle, l. c. ; Mesnil, Nicolle et Aubert, Ann. Inst. Pasteur, i. XXI, janv. et déc. i'JOT. Voir aussi Uhlenhuth, Gross et Bickel, Deutsche mediz. Woch., 24 janv. 1907; Laveran, Bull. Acad. Méd., 26 févr. 1907.

3. Lôffler et RChs, Deutsche mediz. Woch., août 1907 et janv. 1908.

4. Laveran et Thiroux, C. R. Acad. Sciences, t. GXLV, nov. 1907, p. 739; Ann. Inst. Pasteur, t. XXII, février 1008, p. 97.

"). Fourneau {Journ. Pharm. et Chimie, 0" série, t. XXV, p. 332) a fait remarquer que l'atoxyl a été découvert en 1863 par Béchamp, qui l'a considéré comme le sel monosodi(|ue de l'anilide orlho-arsénicjue.

6. Ehrlich, Berlin, klin. Woch., 4-2.") mars 1907; — Verhandl. deutsch. dcrmat. Ges., juin 1908; — Ber. d. deutschc chem. Ges., L XLVIIl, oct. 1908 (janv. 1909); — Arch. f. Sch. u. Trop. Hyg., t. XIII, suppl. 6. 1909, p. 321 ; — Zeitschr. f. urztl. Fortbildung, G" année, 1" déc. 1909, p. 721; — Centralbl. f. Bakter., I, Refer., t. L, 1911, p. 04 du suppl.

7. Plimmer et Thomson, Proc. Roy. Soc, B, i. LXXX, 1908, p. 1.

8. Mesnil et Brimont, Bull. Soc. Path. exot., t. I, janv. et avril 1908.

en 1907-1908; ils sont arrivés concurremment à montrer que les émétiques, soit Témétique ordinaire [tartrate d'antimonyle et de potassium C'^H^O'' (SbO) K], soit Témétique de sodium, ont une action in vivo particulièrement rapide sur les trypan. Malheureusement, ces composés sont assez mal supportés sous la peau; la facilité avec laquelle ils sont reçus dans la veine chez l'homme et les gros animaux domestiques, en a rendu néanmoins l'emploi pratique.

Dans ces dernières années, un grand nombre d'autres composés antimoniaux ont été préconisés : Plimmer et Bateman ' ont donné à l'émétique de lithium le pas sur les émétiques de Na et de K; Laveran - a eu de bons résultats avec l'émétique d'aniline (le radical aniline remplace le métal alcalin) et un émétique d'aniline mixte, renfermant à la fois l'arsenic et l'antimoine, produits préparés par Yvon. Thomson et Gushny ^ ont fait une revue des tartrates, des malates, des citrates doubles et ont donné la première place au tartrate double d'antimonyle et d'éthyle; Rowntree et Abel'* ont recommandé le triamide de l'acide thioglycolique antimonié et le thioglycolate antimonio-sodique, qui auraient, sur les émétiques, l'avantage d'être moins irritants. Des composés de l'antimoine, construits sur le type de l'atoxyl, ont aussi été essayés, avec un succès modéré (Breinl et Nierenstein^^), Enfin, on a reconnu l'action de l'antimoine métallique (Plimmer et ses collaborateurs).

Parmi les substances actives appartenant à d'autres séries chimiques, il convient de donner une place à part à celles de la série de la quinine. Une étude méthodique de la question a été faite par Morgenroth et Halberstàdter", qui ont expérimenté avec plusieurs dérivés de la quinine ; ils ont surtout mis en évidence leurs propriétés protectrices.

Nous citerons enfin deux métaux dont il est intéressant d'enregistrer l'activité, bien qu'elle ne soit pas considérable : ce sont le ruthénium, sous forme d'oxychlorure (Nicolle et Mesnil), et le vanadium (Wendelstadt et Mlle Fenmer)^

Dès les premiers essais de traitement, et en raison de l'insuf-

1. Plimmer et Bateman, Proc. Roy. Soc, B., t. LXXX, l'J08, p. 477.

2. Laveran, G. R. Acad. Sciences, t. GXLIX, 1909, p. 546 et t. GLI, 1910, p. 580.

3. Thomson et Gushny, Proc. Roy. Soc, B, t. LXXXI, 1910, p. 249.

4. Rowntree et Abel, Journ. of Pharmac a. exp. Ther., t. II, cet. 1910, p. 101, et juillet 1911, p. .501.

5. Breinl et Nierenstein, Ann. of trop. Med. a. Paras., t. Il, mai 1900, p. 365.

6. Morgenroth et IIalberstàdter, Sitz. bcr. d. k preiiss. Akad. d. Wiss., 21 juillet 1910, p. 732, et 12 janv. 1911, p. 30; Berlin klin. Woch., 1911, n» .34. — Wendelstadt et Mlle Felliner, dès leur première note (voir ci-dessus), avaient cité la quinine parmi les substances ayant quelque action. En 1907, Vassal avait noté une certaine action curative du chlorhydrate de quinine sur les souris surrées.

7. Dans ses conférences, Ehrlich a fait allusion à une action du bismuth, qui appartiendrait au groupe arsenic-antimoine.

fîsance des résultats obtenus, les expérimentateurs ont eu l'idée d'associer plusieurs médicaments : Lingard, par exemple, associe l'iodure double d'arsenic et de mercure à l'acide arsénieux dans le traitement du surra.

Dans la 1" édition de ce livre, nous avons indiqué qu'en associant le sérum humain à Tacide arsénieux, on augmentait la survie des animaux.

Lavcran a fait une étude méthodique de ces associations médicamenteuses ; il a montré d'abord qu'il y avait avantage à associer le trypaurot et l'acide arsénieux ' ; puis (avec Thiroux) l'atoxyl et l'orpiment^; et enfin l'atoxyl (ou l'arsacétine) et les émétiques variés", Kntre temps, Franke, Thomas, Mesnil et Micolle, Wendelstadt et Mlle Fellmer. Lœffler et Rûhs, ont recommandé l'association, ou l'alternance (Mesnil et Nicolle) de médicaments actifs. Ehrlich, dans ses diverses communications, a montré les mérites théoriques de ces médications combinées. Nous aurons l'occasion d'y revenir.

Une mention particulière doit être faite de l'association d'un médicament actif (tel que l'atoxyl), avec un médicament qui paraît sans action sur les trypanosomes, tel que les sels de mercure, ou l'iode. Avec de pareilles associations, B. Moore, Nierenstein et Todd signalent pourtant des résultats nettement supérieurs à ceux que confère le premier médicament, employé seul.

Il convient de noter que, seuls, les trypan. pathogènes sont atteints par les médicaments que nous venons de citer. Le Tr. Lewisi, par exemple, est réfractaire à tous ces agents, sauf à un seul, Tarsénophénylglycine.

Ce rapide historique serait incomplet si nous ne citions pas ce qu'on peut appeler le revers de la médaille, à savoir la propriété qu'ont les trypan. de devenir résistants aux médicaments lorsque le traitement est prolongé et, comme l'ont montré Ehrlich et ses collaborateurs, de conserver cette résistance à travers toute une série de passages par animaux de laboratoire.

Rapport entre la composition chimiqle et l'activité des médicaments. — Nous avons vu, dans le paragraphe précédent, que les corps actifs, dans les infections à trypanosomes, appartenaient à 4 groupes principaux de substances chimiques : les arsenicaux, les antimoniaux, les couleurs de benzidine, la série du triphénylméthane.

C'est surtout pour les couleurs de benzidine et les arsenicaux que

1. Laveran, C. li. Acad. Sciences, t. GXL, 3i) janv. Ii)U."î, p. 287; 17 avril 1905. p. 1081; t. CXLI, 10 juin. 190."), p. 91.

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