‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 15 sur 410 · L. Manceaux, Bull. Soc. Palh. eœot., t. IV, 1911, p · texte numérisé non relu

L. Manceaux, Bull. Soc. Palh. eœot., t. IV, 1911, p

2. Le Tr. Lewisi, d'après Me Neal et Novy, pousse dans des milieux avee 1 de sang pour 5 et môme 10 de gélose. Mais il préfère les milieux riches en sang-; la proportion optima parait être 2 de sang pour I de gélose. — Le Tr. lirucei ne pousse que dans les milieux qui renferment au moins autant de sang que de gélose, pour le mieux 2 à 3 de sang pour 1 de gélose. Et encore les cultures sont-elles fort difficiles à obtenir (Voir le chapitre spécial).

- 3. Mathis, G. B. Soc. de Biologie, t. LXI, 101)0, p. 5501 LXX1, 1911, p. .">38.

-26 TRYPANOSOM ES ET TRYPANOSOMIASES

anaérobies sur le fond duquel est placé du coton bien imbibé de bichlorure de mercure. - s

Manceaux (/. c), pour éviter la dessiccation et les poussières, conseille de placer chaque tube dans un autre d'un diamètre immédiatement supérieur, placé l'ouverture en bas. L'ouverture du premier tube est appliquée sur le fond du plus grand (cette région esl flambée) à l'aide d'un tampon de colon qui ferme l'ouverture de celui-ci.

Dans l'eau de condensation des tubes de gélose-sang, les trypanosomes se développent, soif à la température du laboratoire, soit à l'éluve à .'i'i-M7". On réalise donc ainsi de véritables cultures />ures. L'introduction accidentelle de bactéries a généralement pour effet de faire mourir rapidement les trypanosomes. Nous avons pourtant gardé des Tr. Leivisi vivants et virulents plus de 15 jours dans un tube où avaient poussé d'abondants microbes.

Comme pour les bactéries, les cultures de trypan. peuvent s'ensemencer de tube en tube et être ainsi conservées des années sans repasser par l'organisme vivant.

Lorsque les trypan. sont habitués depuis un certain temps au milieu de culture, ils poussent non seulement clans l'eau de condensation, mais encore à la surface de la gélose, où ils donnent de petites colonies blanches, humides, se distinguant facilement à l'œil nu.

Novy a cultivé sur le même milieu des flagellés trouvés dans l'intestin de moustiques. Depuis les travaux de Ch. Nicolle, le milieu gélose-sang est devenu aussi le milieu de choix pour la culture des Leishmania.

Enfin, il convient de signaler le procédé très simple, qui a réussi à Mijajima et à tous ceux qui l'ont suivi dans cette voie, pour obtenir la culture du trypan. des bovidés : il suffit d'ajouter au bouillon ordinaire de 20 à 50 p. 100 de son volume du sang du bovidé porteur de parasites.

§ 4. — Inoculations.

Rien de bien particulier â dire à ce sujet. On emploie le sang défibriné, ou simplement le sang pur, ou encore la sérosité sanguinolente ou le liquide céphalo-rachidien contenant les trypanosomes, et on l'inocule à la seringue ou à la pipette aux divers animaux sur lesquels on veut expérimenter. — S'il s'agit de trypan. pathogènes, l'inoculai ion peut être faite, à peu prés indifféremment quant au résultat final, sous la peau (ou môme à la surface à vif d'une écorchure), dans le péritoine ou dans la veine.

Seul, le temps d'incubation d\i'\rvc avec le mode d'inoculation; par

exemple, les trypanosomes apparaissent plus vite dans le sang quand l'inoculation a été faite dans le péritoine que quand elle a été faite sous la peau.

Pour les trypanosomes non pathogènes (Tr. Lewisi, trypan. des Poissons), le mode d'inoculation qui réussit le plus sûrement paraît être le mode intra-péritonéal.

Certains trypanosomes (Tr. equîperdum de la dourine) paraissent pouvoir être inoculés à la surface des muqueuses saines non excoriées.

L'inoculation par voie buccale ou stomacale ne paraît réussir pour aucun Irypanosome, sauf dans le cas où la muqueuse buccale présente des points à vif.

Quelques trypan. (tel le Tr. Lewisi et même le Tr. gambiense) seraient capables de traverser la peau saine de certains animaux.

Les trypanosomes paraissent être virulents à n'importe quelle dose; l'inoculation d'un seul trypanosome suffirait à déterminer une infection. 11 n'y a que le temps d'incubation qui varie; par exemple, dans le cas du nagana, l'incubation est inférieure à vingt-quatre heures après inoculation intra-péritonéale de nombreux trypanosomes; elle peut atteindre 10 jours quand les parasites sont très rares. La différence est encore plus grande pour d'autres trypanosomes.

Avant de pratiquer une inoculation, il est bon de s'assurer, par un examen microscopique, de l'état des trypanosomes que l'on inocule. La période d'incubation et même, s'il s'agit de trypanosomes conservés, la réussite de l'inoculation, dépendent en effet de l'état des

I r\ panosomes inoculés.

Enfin, l'inoculation d'une assez grande quantité (jusqu'à 10 ce.) de sang ou d'humeur est toujours indiquée quand les trypanosomes n'ont pu être décelés à l'examen microscopique (cas des Ruminants, des porcs, infectés ou suspects de nagana, des Equidés suspects de dourine). L'inocuiation est faite à un animal sensible (rat, souris ou chien pour le nagana, chien pour la dourine). Si l'on emploie les rats ou souris, il faut inoculer plusieurs animaux.

Il est prudent d'examiner le sang des animaux avant de les inoculer, surtout si l'on se sert de Rongeurs. Nous1 avons attiré l'attention sur la cause d'erreur résultant de la présence de trypan. propres à l'espèce employée (Tr. Lewisi du rat, Nabiasi du lapin, etc.)

II sera d'ailleurs toujours bon de colorer le sang quand, à la suite de l'inoculation, les trypan. y feront leur apparition : il est possible, et nous avons été témoins de faits semblables, que l'infection spontanée de l'animal inoculé ne se révèle, à l'examen du sang, qu'après l'inoculation.

1. Laveran et Mesnil, C. R. Soc. Biologie, I. LVII, 1004, p. 247.

CHAPiTR K III

LES TRYPANOSOMES ET LES T R Y P A N O PL A S M E S CHEZ L'HÔTE VERTÉBRÉ.

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